Contenu abonnés

Le fabuleux destin des tableaux des abbés Desjardins

Rennes, Musée des Beaux-Arts, du 14 octobre 2017 au 28 janvier 2018.
L’exposition avait été présentée au Musée national des Beaux-Arts de Québec du 15 juin au 14 septembre 2017.

1. Pierre Puget (1620-1694)
David contemplant la tête de Goliath, 1671
Huile sur toile - 206 x 141 cm
Québec, Musée de la Civilisation
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

La plupart des tableaux des églises parisiennes furent, pendant la Révolution, décrochés des édifices qui les conservaient pour être finalement soit envoyés dans les musées (le Muséum Central ou plus tard les musées de province), soit vendus, soit encore replacés dans des églises, en province ou même à Paris. Beaucoup disparurent corps et bien, et peu retrouvèrent leur emplacement d’origine comme l’a rappelé encore récemment l’exposition Le Baroque des Lumières organisée par le Petit Palais (voir l’article).
L’histoire peut-être la plus extraordinaire est celle des tableaux des abbés Desjardins. Cette épopée, l’un des premiers à l’avoir retracée est l’historien de l’art québécois Laurier Lacroix qui lui consacra une thèse. Il s’agit de deux frères, tous deux curés, les Desjardins, qui profitèrent de ces mises à l’encan [1] pour acquérir un grand nombre d’œuvres (environ 180 tableaux) qu’ils exportèrent au Québec, en deux envois en 1817 et 1820, afin de les revendre.

Une grande partie de ces peintures fut cédée aux fabriques et dispersée dans toutes les églises du Québec : celles-ci étant souvent en bois, des incendies provoquèrent de nombreuses pertes.
Au début du XIXe siècle, il n’existait alors aucune tradition picturale au Canada et l’arrivée soudaine de ces œuvres par certains des plus grands artistes français, ainsi que quelques italiens et nordiques, eut deux conséquences directes : l’acte de naissance des musées canadiens qui se concrétisa par l’installation d’une salle d’exposition regroupant plusieurs tableaux Desjardins à l’Université de Laval, et le début d’une école de peinture, de nombreux artistes se formant directement à la copie sur les toiles venues de France.
Aujourd’hui, il est compliqué de voir ces tableaux, à l’exception de ceux conservés…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.