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Le comte d’Artois, prince et mécène
Le comte d’Artois, prince et mécène. La jeunesse du dernier roi de France
Maisons-Laffitte, château de Maisons, du 14 novembre 2025 au 8 mars 2026.
English version coming soon.
Le futur Charles X constitue un sujet d’exposition passionnant, saupoudré d’un zeste d’iconoclasme, compte tenu de la piètre réputation historiographique du dernier roi de France. Une escapade au resplendissant château de Maisons est donc justifiée. Il y avait, a priori, de quoi s’attendre à une sorte d’exposition-dossier mais le parcours surprend au contraire par sa richesse et sa densité, aménagé avec subtilité par Naori Yamazoe et Alexandre Demaret de l’agence AtoY qui ont su se lover dans les espaces historiques et les salons, meublés ou non, du château de Maisons. Déjà habitué de ce genre de bâtiment, l’atelier Atoy [1] a parfaitement su équiper de cimaises et vitrines (ill. 1 et 2) les salles du rez-de-chaussée du château de François Mansart acheté pour le comte d’Artois en 1777, ce prince se composant alors un fief dans l’Ouest de Paris.
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- 1. Vue de l’exposition « Le comte d’Artois, prince et mécène » au château de Maisons
Photo : Thomas Garnier - Voir l´image dans sa page
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- 2. Vue de l’exposition « Le comte d’Artois, prince et mécène » au château de Maisons
Photo : Thomas Garnier - Voir l´image dans sa page
Comme on le constate aisément en observant à l’entrée de l’exposition la Carte des Chasses de Monseigneur le comte d’Artois (ill. 3) empruntée à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, le maillage territorial des propriétés acquises peu à peu par le frère du roi était impressionnant, de Maisons à Saint-Germain-en-Laye en passant par sa résidence la plus connue, la folie de Bagatelle. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de revenir sur les récents rebondissements de cette aventure patrimoniale depuis 2019 (voir l’article) : celle-ci doit beaucoup à l’action de la Fondation Mansart, partenaire prêteur de l’exposition de Maisons. Épaulée par plusieurs bonnes fées, dont la Fondation La Marck familière des lecteurs de La Tribune de l’Art, la Fondation Mansart œuvre encore à restaurer le bâtiment et à le remeubler…