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La Tefaf 2026, une excellente édition
Chaque édition de la TEFAF est remarquable, mais certaines années nous paraissent encore meilleures que d’autres, et tel est le cas de 2026 (jusqu’au 19 mars). Nous y avons vu quantité d’œuvres majeures, et il est souvent difficile de faire un choix, d’autant que nous préférons ne pas montrer plus d’une œuvre par stand, alors que certains sont remplis d’objets magnifiques, et que nous voulons aussi mettre en évidence des objets qui, s’ils ne sont pas parmi les plus importants, ont un réel intérêt patrimonial. Comme chaque fois donc, notre sélection sera partiale et partielle, car il est impossible de faire autrement dans un cadre qui ne peut qu’être limité.
Quatre termes provenant du château d’Oiron
Terre cuite - H. 165, 161, 160,5 et 162 cm
Stuart Lochhead Sculpture
Photo : Stuart Lochhead Sculpture
Quatre termes provenant du château d’Oiron
Terre cuite - H. 165, 161, 160,5 et 162 cm
Stuart Lochhead Sculpture
Photo : Stuart Lochhead Sculpture
Nous organiserons notre article par thèmes, en commençant par les quelques œuvres qui nous semblent absolument patrimoniales pour la France, et dont le départ définitif pour l’étranger serait un réel problème. Comme, en premier lieu, les quatre termes d’Oiron chez Stuart Lochhead (ill. 1 et 2). S’il fallait ne choisir qu’une seule pièce phare pour cette édition de la TEFAF, ce serait à nos yeux ces quatre termes en terre cuite - issus d’une série de dix - qui décoraient les niches des contreforts du premier étage de l’aile nord du château d’Oiron, élevée entre 1544 et 1546 à l’instigation de Claude Gouffier. Proposés par Stuart Lochhead, ceux-ci ont à notre avis toute leur place au musée du Louvre qui conserve depuis décembre 1935 un cinquième terme de même provenance. Si l’on aimerait déjà en savoir davantage sur les conditions de leur départ d’Oiron, on sait en tous cas qu’ils le quittèrent à la fin du XIXe siècle, lorsqu’ils furent cédés par Wildenstein à John Pierpont Morgan, qui les exposa au Metropolitan Museum of Art de New York. Passés en vente en 1944, ils appartiennent depuis à la célèbre dynastie de marchands d’art.
Cabaret des peintres français, 1814-1814
Porcelaine dure, émaux et or
Camille Leprince
Photo : Camille Leprince
Un autre ensemble, de Sèvres cette fois, chez Camille Leprince, devrait aussi, à notre avis, être destiné au Louvre. Il s’agit d’un cabaret (ill. 3) entièrement dédié aux amateurs de peintures puisque celui-ci, livré au futur Charles X à la fin de l’année 1815, constitue une sorte d’hommage aux plus grands maîtres : chacune des cinq pièces de forme est ornée du buste d’un peintre, tandis que les cinq pièces plates sont décorées d’une copie d’un tableau de chacun d’eux. Les habitués du musée du…