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La DRAC Île-de-France rompt les relations diplomatiques avec La Tribune de l’Art

Il vaut mieux prendre cela ironiquement et avec humour, car sur le fond, cela démontre à quel point certains fonctionnaires ont perdu de vue leur rôle et leur mission : être au service du public, au service de la cause qu’ils sont censés défendre, et dont ils ont le devoir de rendre compte. Rappelons en outre que la déclaration des droits de l’homme spécifie, à son article 15, que : « La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration ». Cela a force constitutionnelle. Tout citoyen a donc le droit de poser des questions, et les fonctionnaires ont le devoir de répondre. À cela s’ajoute la liberté de la presse qui a, elle aussi, le droit d’interroger un ministère sur ses actions afin d’étayer au maximum ses articles.


1. Pavillon de l’ancien château de Gesvres-le-Duc
à Crouy-sur-Ourcq en Seine-et-Marne
(état actuel)
Photo : Jacqueline Queneau

Manifestement, ces devoirs, la DRAC Île-de-France - et donc le préfet d’Île-de-France, dont elle dépend - les a oubliés. Voici en effet les courriels que nous avons envoyés et reçus à propos de plusieurs dossiers sur lesquels nous sommes en train de travailler (nous avons d’ailleurs déjà publié sur certains d’entre eux). Nous reproduisons ces échanges épistolaires littéralement (nous corrigeons seulement des répétitions ou des coquilles). Ils ont lieu entre le signataire de ces lignes et la personne faisant office d’intérim du chargé de communication. Depuis quelques mois en effet, cette DRAC n’a plus de responsable de la communication, l’ancienne titulaire de ce poste n’ayant pas été encore remplacée.

Le 2 février 2021, à 10 h 56, le courriel suivant est envoyé à cette personne en charge de la communication, avec copie au conservateur régional des monuments historiques :

« Bonjour Monsieur,

Je vais m’intéresser à plusieurs dossiers patrimoniaux urgents pour lesquels malheureusement il m’est difficile, compte tenu de l’urgence et de la…

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