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La cinquième édition de Paris Print Fair
À l’heure de son cinquième anniversaire, il ne fait plus aucun doute que la jeune Paris Print Fair compte parmi les événements incontournables de la Semaine du Dessin. Alors qu’elle ouvre cette saison le bal des foires internationales consacrées à l’estampe, elle assoit, à contre-courant de ses aînés londoniens et new yorkais, la London Original Print Fair et l’International Fine Print Dealer Association’s Print Fair, son appétence ancienne et moderne. Dans une formule exactement identique à celle de l’année passée, dictée par le cadre aussi charmant que restreint du réfectoire gothique du Couvent des Cordeliers, elle réunit vingt-cinq exposants internationaux - français et étrangers à parts égales - présentant très majoritairement, et le plus souvent concomitamment, des maîtres anciens et des feuilles antérieures aux années 1930. La valse des nouveaux venus le corrobore et, à l’instar des années précédentes, les galeries modernes et contemporaines cèdent le pas aux spécialistes anciens et modernes. À la suite de la galerie berlinoise Nicolaas Teeuwisse, de la New Yorkaise Pia Gallo et du Néerlandais Jonathan Den Otter, s’installent cette année August Laube, premier Helvète de la foire à la sélection largement ancienne, et la galerie bruxelloise Le Tout-Venant dont la sélection s’étend du XVIe siècle à l’Art Déco.
Autre tradition désormais établie, le Comité national de l’estampe, l’association Les Amateurs d’Estampes - qui dispose de l’unique stand non commercial de la foire - et la Chambre Syndicale de l’Estampe, du Dessin et du Tableau - qui préside à l’organisation du salon - ont décerné le troisième Prix Henri Beraldi à Marine Branland pour son ouvrage La gravure en Grande Guerre : donner corps à son expérience, paru aux Presses Universitaires de Rennes, qui interroge le rôle joué par les graveurs dans la…