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L’Italie à la cour de France

Primatice, maître de Fontainebleau

1. Francesco Primaticcio, dit le Primatice (1504-1570)
Autoportrait
Huile sur toile - 40,5 x 28,5 cm
Florence, musée des Offices
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Primatice est un sujet d’exposition ingrat. Peu de tableaux ont survécu, ses grands décors sont en partie détruits ou ruinés et ne peuvent, lorsqu’ils existent encore, être déplacés. Une exposition monographique est donc réduite, ou presque, à présenter des dessins, œuvres peu médiatiques, qui n’intéressent que médiocrement le grand public. Le Louvre et le commissaire de cette exposition, Dominique Cordellier, ont pourtant tenté le pari, ce dont il faut les féliciter. Le résultat est à la hauteur des espérances, et se joue, en grande partie, des difficultés. L’exposition ne peut, et c’est le seul reproche qu’on pourrait lui faire, se voir réellement qu’en plusieurs fois, tant le nombre d’œuvres est grand. On sort de la visite légèrement épuisé, mais heureux d’avoir vu tant de belles feuilles. On aurait certes pu éliminer quelques dessins pour resserrer la démonstration. Mais lesquels ? On aurait pu diminuer le nombre de peintures, qui sont souvent des copies de qualité moyenne. Mais elles ont le mérite de reposer le regard, d’introduire une scansion qui évite la monotonie, et de rappeler que Primatice fut, avant tout, un peintre. Une des bonnes idées de l’exposition est d’avoir agrémenté celle-ci de sculptures dont les modèles dessinés ont été fournis par Primatice. On découvre ainsi des œuvres peu facilement accessibles, en particulier les fragments provenant du tombeau de Claude de Lorraine et d’Antoinette de Bourbon conservés au musée d’Art et d’Histoire de Chaumont. Deux des quatre cariatides qui l’ornaient (Joinville, mairie), transformées à l’époque révolutionnaire en allégories de l’Egalité et de la Liberté, sont présentées. On appréciera également le parti-pris de la scénographie qui rapproche visuellement les dessins et les gravures ou copies peintes de même…

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