Contenu abonnés
Jules Bastien-Lepage (1848-1884)
Paris, Musée d’Orsay, du 6 mars au 13 mai 2007.
Puis, Verdun, Centre mondial de la Paix, du 14 juin au 16 septembre 2007.
Les partisans d’une histoire de l’art du XIXe siècle simpliste ne devraient pas visiter l’exposition Bastien-Lepage. Car où pourraient-ils classer ce peintre, mort à trente-six ans, à l’œuvre abondant et fort original, inégal aussi, mais dont les plus belles réussites égalent sans conteste les meilleurs tableaux de ses contemporains. Passons ainsi rapidement sur ses quelques tableaux médiocres, non parce qu’ils sont mal peints, mais parce que l’auteur s’y perd dans une mièvrerie difficilement défendable. En témoigne La Chanson du printemps (ill. 1). On comprend, comme l’indique la notice, que le tableau ait été éclipsé au Salon par le Portrait de "mon grand-père"(Nice, Musée des Beaux-Arts Jules Chéret) d’une franchise et d’un réalisme bien plus pénétrant.