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Jean Dampt. Tailleur d’images

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Dijon, Musée des Beaux-Arts, du 7 novembre 2025 au 9 mars 2026.

1. Vue de l’exposition Jean Dampt au Musée des Beaux-Arts de Dijon
Photo : Didier Rykner
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Fort peu connu, même des spécialistes, le sculpteur bourguignon Jean Dampt méritait assurément cette courageuse rétrospective que lui consacre le Musée des Beaux-Arts de Dijon. Elle révèle un artiste complet, qui a travaillé dans tous les genres et dans toutes les techniques, et qui a su également faire évoluer son style pour produire des œuvres parfois de très haute qualité. Ajoutons que la muséographie (ill. 1) met remarquablement en valeur les sculptures et les objets d’art, et que le catalogue, s’il ne consacre pas de notices développées aux objets présentés (qui sont néanmoins analysées dans les nombreux essais), présente l’intérêt évident de cataloguer toute la production connue de l’artiste, y compris les œuvres non présentées, celles seulement connues par la reproduction, ou celles disparues dont on connaît des mentions dans les textes.

2. Jean Dampt (1854-1945)
Diane regrette la mort d’Actéon, 1887
Marbre - 156 x 30 x 30 cm
Dijon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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S’il ne réussit pas le prix de Rome, auquel il se présenta deux fois - la seconde fois, il détruisit de rage son relief, heureusement connu par une photographie ancienne et par un dessin encore conservé - il eut une formation très classique, commençant sa formation à Dijon avant de venir à l’École des Beaux-Arts de Paris, fréquentant respectivement les ateliers de François Jouffroy puis de Paul Dubois. L’influence de ce dernier, figure de proue du style néo-florentin, fut prépondérante, et beaucoup d’œuvres de Dampt peuvent être rattachées à ce courant. C’est le cas, par exemple, de la sculpture qui ouvre le parcours, un peu en marge de l’exposition. Celle-ci, une Diane (ill. 2) récemment restaurée (voir la brève du 7/1/25), est en effet désormais trop fragile pour être déplacée sans risque. Elle est…

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