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Immarcescible. Les émaux de Limoges de la Renaissance et leurs collectionneurs

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Paris, Galerie Kugel, du 22 octobre au 20 décembre 2025.

Instantanément, nous voici voyageant des rives de la Méditerranée jusqu’à celles de la Seine, de Carthage à Paris : désormais familiers de l’artiste connu sous le nom de « Maître de l’Énéide », nos lecteurs se souviennent assurément de la superbe plaque arrachée par le cheikh Hamad bin Abdullah Al Thani lors d’une vente française (voir la brève du 24/4/21) mais revenue dans la capitale au printemps 2024 (voir l’article). Anonyme mais virtuose, ce « Maître de l’Énéide » inaugure l’exposition hivernale de la galerie Kugel qui nous replonge parmi les plus éminents collectionneurs d’émaux limousins de la Renaissance. Il serait vain de souligner combien l’éclat des quelque soixante-quinze pièces présentées n’a d’égal que celui de leurs prestigieux anciens propriétaires, combien la splendeur des objets ne rivalise qu’avec la richesse du fort beau catalogue édité pour l’occasion : il faut absolument aller voir cette exposition !


1. Maître de l’Énéide (actif dans le premier quart du XVIe siècle)
Didon reçoit les Troyens devant le temple de Junon
Émail polychrome rehaussé d’or - 22 x 20 cm
Paris, Galerie Kugel
Photo : Guillaume Benoit
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2. Maître de l’Énéide (actif dans le premier quart du XVIe siècle)
Didon regarde la flotte d’Énée qui s’éloigne du haut de son palais
Émail polychrome rehaussé d’or - 22 x 20 cm
Paris, Galerie Kugel
Photo : Guillaume Benoit
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Aussi doués pour dénicher des œuvres extraordinaires que pour en confier l’étude à d’excellents spécialistes, Alexis, Nicolas et Laura Kugel avaient sollicité Rahul Kulka pour leur inoubliable précédente exposition sur l’ambre en 2023 (voir l’article) et ont aujourd’hui confié la rédaction du catalogue à Greta Kaucher, la récente lauréate du Prix Bernard Palissy pour son ouvrage « Le peintre du Marsyas de Milan, la majolique historiée à Urbino en 1530 ». Dix ans après avoir publié sa thèse, cette spécialiste [1] peut ainsi livrer…

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