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Gothic Nightmares. Fuseli, Blake and the Romantic Imagination
Tate Britain, jusqu’au 1er mai 2006
Il aura donc fallu deux expositions pour rendre hommage convenablement au génie multiforme de Fuseli, le « Suisse sauvage », selon l’expression qui a servi de sésame à la rétrospective de Zurich (14 octobre 2005 – 8 janvier 2006). Nous n’avons pas vu cette fascinante réunion de plus de 200 dessins, gravures et peintures ; mais la belle publication qui l’accompagnait témoigne suffisamment de la qualité et de la pertinence des choix qui furent opérés à cette occasion. Des juvenilia si sages aux erotica déjà trash, rien n’a été occulté de l’œuvre satanique de celui qui s’était construit en s’opposant à Rousseau et Winckelmann. Le divorce entre l’art et la morale n’était pas un mauvais viatique. Extrême, extravagante, mêlant même l’humour au sublime des passions fortes, l’image chez Fuseli…