Galerie Antoine Tarantino. Pirro Ligorio, Triptolème sur son char

1. Pirro LIGORIO (Naples, vers 1513 – Ferrare, 1583), Triptolème sur son char
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1. Pirro LIGORIO
(Naples, vers 1513 – Ferrare, 1583)

Triptolème sur son char

Plume et encre brune
Inscrit dans la partie supérieure à la plume

134 x 96 mm
182 x 32 mm pour la bande de papier
(5 1/4 x 3 3/4 in. ; 7 3/16 x 1 1/4 in. for the upper section)
Provenance : Marque « C » non identifiée, L. 474 (pseudo-Crozat)

Bibliographie comparative : Pirro Ligorio, Les Antiquités romaines, Turin, Archives d’État, ms. A. III. 10 (vol. 8). G. Baglione, Vite dei pittori, scultori, architetti, ed intagliatori, dal Pontificato di Gregorio XII del 1572 fino ai tempi di Papa Urbano VIII nel 1642, Roma, 1642, p. 9. R. Lanciani, Ricordi inediti di artisti del secolo XVI, Ausonia, I, 1906, p. 101-102. A. Sassetti, Un gonfalone di Pirro Ligorio a Rieti, L’Arte, XVI, 1916, p. 311-315. A. Modigliani, Due affreschi di Pirro Ligorio nell’oratorio dell’arciconfraternità di San Giovanni Decollato, Rivista del R. Istituto d’archeologia e di storia dell’arte, III, 1931, p. 184-188. Gere, John ; Pouncey, Philip, Artists Working in Rome c.1550-c.1640, London, BMP, 1983
Ginette Vagenheim, Digression et autobiographie chez Pirro Ligorio (1512-1582). L’éloge de Michel-Ange et de la peinture ; Ginette Vagenheim. Les ”Antichità romane” de Pirro Ligorio et ”l’Accademia degli Sdegnati”. Les Académies dans l’Europe humaniste. Idéaux et pratiques, Droz, 2008 ; Ginette Vagenheim. The “catalogue raisonné” of Pirro Ligorio’s drawings. 2017.

Cet intéressant dessin exploite une iconographie antique rarement traitée en peinture ou dessin, celle du demi-dieu Triptolème auquel Cérès confia son char tiré par deux serpents ainsi que la mission d’apprendre l’agriculture à l’humanité. La position du héros sur son char reprend celle que l’on observe sur plusieurs monnaies et médailles ainsi que sur deux lampes conservées au Louvre, ce qui laisse supposer l’existence d’un modèle iconographique commun aujourd’hui disparu. Les humanistes cultivés du XVIe siècle se sont probablement intéressés à ce thème rare puisque Taddeo Zuccaro l’a représenté dans des fresques de la Camera dell’Estate au Palais Farnèse de Caprarola. Notre dessin qui, de façon intéressante, relie le mythe de l’origine de l’agriculture à la théorie pythagoricienne des nombres quaternaires, est une notation érudite du peintre, architecte et antiquaire Pirro Ligorio. Il est en effet très proche de quelques-unes de ses feuilles, dont une étude représentant Orphée charmant les animaux conservée au Minneapolis Institute of Art (2003. 154, don d’Alfred Moir) qui porte de semblables inscriptions et schémas géométriques numérotés et qui provient du même collectionneur (Lugt 474), ou encore Polymnie ou Églé et Apollon au British Museum (1962.0414.1). Dans cette dernière série, les personnages découpés sont ous associés avec une invention dans le domaine des arts ou des sciences. La présence d’un cachet de collection datant du XVIIIe s. démontre que le manuscrit a été démembré à une date relativement ancienne.

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