Galerie Antoine Tarantino. Giovanni Battista Paggi, Madeleine pénitente

2. Giovanni Battista PAGGI (Gènes, 1554 – 1627), Madeleine pénitente
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2. Giovanni Battista PAGGI
(Gènes, 1554 – 1627)

Madeleine pénitente

Plume, lavis d’encre brune et rehauts de gouache blanche
Monogrammé et daté « GBP 1587 »

Provenance : Collection particulière, Paris

Bibliographie comparative : Valentina Frascarolo, Gio. Bapt. Paggius Genuensis F. La Nobilissima scienza della pittura di Giovanni Battista Paggi, in Venezia Arti, vol. 26 – dicembre 2017 ; Magnificenza alla corte dei Medici – Arte a Firenze alla fine del Cinquecento, cat. Expo. Milano 1997, p. 285, n. 231 ; M. Aldega – Margot Gordon, Italian Drawings XVI to XVIII century, New York January 11 – March 31, 1988, Roma 1987, pp. 28 – 29, n. 12 ; Cat. Fine Old Master Drawings, Christie, Manson & Wood Ltd, London 9 december 1975, lot n.6 (comme Cambiaso)

Cette feuille très aboutie, sans hésitation ni repentir, est probablement plus un ricordo qu’un dessin préparatoire. Le monogramme et la date apposés au moment de son exécution pourraient bien confirmer cette hypothèse. D’autres dessins de l’artiste sont connus, mentionnant parfois le nom du commanditaire du tableau qu’ils reproduisent, anticipant le concept de « Liber veritatis » exploité plus tard par Claude Gellée dit Le Lorrain dans le but de confondre les nombreux imitateurs.
Les dessins de Paggi signés et datés sont rares et il s’agit là, non seulement, d’un beau dessin typique du disciple de Cambiaso mais également d’un document intéressant pour la date 1587 permettant de dater le tableau lors de son éventuelle ré-apparition.
Sainte Marie-Madeleine est représentée à mi-buste dissimulant sa poitrine nue à l’aide de ses bras croisés. Le mouvement de torsion du cou et l’accentuation du dessin de l’arcade sourcilière sont probablement dérivés du personnage central du groupe du Laocoon, célèbre antique conservé au musée Pio Clementino au Vatican et dont Paggi aurait pu avoir connaissance par la gravure de Marco Dente. Ce chef-d’œuvre incontestable de la sculpture hellénistique, depuis toujours admiré pour son « pathos » a servi de modèle à l’artiste soucieux d’exprimer tout le repentir de la sainte femme.
Nous remercions Madame Mary Newcome-Schleier d’avoir aimablement confirmé l’authenticité de ce dessin.

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