Galerie Antoine Tarantino. Giovanni Baglione, Figure féminine assise

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4. Giovanni BAGLIONE
(Rome, 1566 - 1643)

Figure féminine assise

Pierre noire et sanguine
185 x 145 mm

Provenance : Collection particulière

Bibliographie comparative :
Arnaud Brejon de Lavergnée, Seicento, Paris 1988, pp. 121- 126
Maryvelma Smith O’Neil, Cavaliere Giovanni Baglione : Il modo Excellente di Disegnare, in Master Drawings, 36, 1998, pp. 355-373
Andrea Czére, New drawings by Giovanni Baglione, in Master Drawings, 36, 1998, pp. 378-395
Sonja Brink, Die Zeichnungen des Giovanni Baglione aus der Sammlung der Kunstakademie im museum kunst palast Düsseldorf, Düsseldorf 2008

Cette feuille combinant la pierre noire et la sanguine n’a pas encore été reliée à une composition connue mais elle est probablement à mettre en relation avec la célèbre série des Muses conservées à Arras et peintes pour Ferdinand de Gonzague, duc de Mantoue (1587-1626). Ce dernier souhaitant obtenir de Marie de Médicis le titre d’Altezza pour le prince Vincenzo, offrit la série à la reine. Les toiles arrivèrent à Paris fin septembre 1624 et furent exposées au Palais du Luxembourg où elles furent admirées par la cour qui jugea Baglione au-dessus de Rubens. La série se trouve aujourd’hui conservée au musée d’Arras. La muse de la tragédie Melpomène a mystérieusement disparu. Les textes mentionnent une deuxième série de Muses et la critique est encore partagée sur la chronologie et le destin respectifs des deux séries. Le personnage féminin représenté et la composition isolée dans la page ne peuvent qu’évoquer une étude plus ou moins reliée à cette série. Le Louvre conserve un dessin à la plume représentant Thalie (RF 55312) [1]. Une étude pour Euterpe est passée en vente chez Philipps, Londres, le 11/12/1991. Outre la prédilection pour les figures isolées, Baglione emprunte à son mentor, Giuseppe Cesari dit le Cavalier d’Arpin (1568 – 1640) [2] la technique de la pierre noire associée à la sanguine (Cf. La très belle feuille du Cavalier d’Arpin, Sibylle Persique conservée à la Fondation Custodia – Collection Frits Lugt, inv. 3458). La physionomie de notre jeune femme est typique de Baglione et se retrouve dans bon nombre de ses dessins comme par exemple l’Etude d’Ange conservée au Département des Arts Graphiques du Louvre [3].

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Notes

[1Catherine Loisel, Thalie muse de la Comédie, Grande Galerie, Le Journal du Louvre, déc. 2017/janv./févr. 2018, n° 42, p. 22, repr.). Catherine Loisel, Un ravissant dessin de Giovanni Baglione (1573-1644) offert au Louvre par l’intermédiaire de ses Amis, Société des Amis du Louvre, décembre 2017 - 1er trimestre 2018, p. 9, repr. Revue des Musées de France, Revue du Musée du Louvre, 2019, n° 2, Acquisitions 2016-2018, n° 77, p. 40, notice Catherine Loisel.

[2Avec sur la même page des études pour une Madeleine et une Lucrèce. Pierre noire, plume et encre brune, 271 x 211 mm.

[3Andrea Czére, New Drawings by Giovanni Baglione, « Master Drawings », n. XXXVI ; 4/1998, p. 389, fig.20.

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