Galerie Antoine Tarantino. Filippo Luzzi, L’Apparition de Sainte Marie des Neiges

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10. Filippo LUZZI
(Monte Compatri, 1665 - 1722)

L’Apparition de Sainte Marie des Neiges ou l’Origine de Sainte Marie Majeure

Pierre noire et rehauts de gouache blanche sur papier gris-brun
Inscrit en bas à droite à la plume Philipo Luttius

367 x 258 mm

Provenance : Collection Crozat, Lots 313-316 comme Philippe Luti, sa numérotation à la plume en bas à droite

Bibliographie comparative : Jörg Martin Merz, Pietro da Cortona und sein Kreis – Die Zeichnungen in Düsseldorf, Berlin 2005, p.379 et suiv.

Provenant de la collection Crozat, cette belle et grande feuille de Filippo Luzzi, élève de Lazzaro Baldi (lui-même disciple de Pierre de Cortone), est intéressante à plus d’un titre. Les feuilles de cet artiste sont relativement rares sur le marché. L’on connait de lui différents projets de « piatti de San Giovanni » en argent destinés au grand-duc de Toscane. Nous nous trouvons ici en présence d’une rare représentation du miracle de Sainte Marie des Neiges dont une autre version avec variantes, conservée à Düsseldorf, a été publiée par Jörg Merz [1]. Dans ce dernier dessin, le couple est représenté habillé à la mode de la renaissance et la Vierge porte dans ses bras l’Enfant Jésus qui tend un lys à saint Antoine ou saint Pierre d’Alcantara.
Si ce joli vocable de la Sainte Vierge peut nous paraître familier, c’est ici une occasion de rappeler que ce miracle est directement lié à la fondation de l’une des plus importantes basiliques romaines. Un couple vêtu à l’antique et assis dans un riche palais, reçoit au mois d’Août, l’apparition de la Vierge qui leur indique au loin, une chute de neige localisée sur un mont Esquilin. L’iconographie, à première vue énigmatique, se trouve parfaitement éclairée par la relation de ce miracle : Un noble patricien romain nommé Jean, avec sa femme, sans enfant, décida de dédier une église à la Vierge Marie. Une légende de dévotion raconte que la Vierge leur apparut dans un rêve dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 août 352 après J.-C., les informant qu’un miracle leur indiquerait l’endroit sur lequel construire l’église. Le pape Liberius fit le même rêve et le lendemain, se rendant à l’Esquilin, le trouva recouvert de neige. Le pape lui-même traça le périmètre du bâtiment et l’église fut construite aux frais des deux époux, devenant l’église de Santa Maria "Liberiana" ou populairement "ad Nives".
Cette sainte est fêtée le 5 août et en mémoire de l’apparition miraculeuse mariale, l’église érigea à cet endroit la basilique de Sainte Marie Majeure à Rome.

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