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Dürer. Maître allemand

Dürer. Deutscher Meister
Francfort, Städel Museum, du 23 octobre 2013 au 2 février 2014

Dürer était un « parasite ». Du moins avait-il le sentiment de l’être en son pays, préférant l’accueil des Italiens qui le traitèrent en véritable seigneur [1]. Aujourd’hui, les Allemands lui donnent tort en lui consacrant une grande rétrospective pour laquelle le Städel Museum a réussi à obtenir des chefs-d’œuvre du monde entier ; il possède lui-même quelques dessins et gravures en plus d’une peinture, Job sur son tas de fumier (volet d’un triptyque) et d’une aquarelle (assombrie par un vernis) montrant une jeune femme, en prière, aux cheveux lâchés, présentée avec son pendant venu de Berlin, une jeune femme aux cheveux attachés plus encline au mariage (ill. 1 et 2).


1. Albrecht Dürer (1471–1528)
Portrait d’une jeune femme aux cheveux relâchés, 1497
Toile - 56,3 x 43,2 cm
Francfort, Städel Museum
Photo : Städel Museum - Artothek
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2. Albrecht Dürer (1471–1528)
Portrait de jeune femme, 1497
Toile - 56,6 x 42,5 cm
Berlin, Staatliche Museen, Gemäldegalerie
Photo : bpk / Gemäldegalerie, SMB / Jörg P. Anders
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Si l’exposition ne fait pas de révélations fracassantes, elle a le mérite de réunir quelque deux cents œuvres de Dürer, des peintures et des gravures majeures, mais aussi de nombreux dessins préparatoires ; l’ensemble illustre donc à la fois le génie de l’artiste et le travail qui le sous-tend. Le parcours thématique et chronologique marque les principales étapes de sa carrière et la diversité de sa production - ses portraits, ses théories sur les proportions, ses décors, ou encore le rôle de son atelier... - tout en plaçant le talent du maître dans son contexte, grâce aux œuvres d’artistes contemporains - allemands, italiens, flamands ou hollandais -, ceux que Dürer côtoya et admira, ceux qui l’influencèrent ou qu’il influença, de Schongauer à Bellini, en passant par Grünewald, Lucas de Leyde ou Patinir, ce « bon peintre de paysage ».

3. Martin Schongauer…

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