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Des dessins en vente chez Christie’s
18/3/21 - Marché de l’art - Paris - Il peignit des émeutiers sur des barricades guidés par la Liberté, il peignit un roi assyrien qui préféra le suicide à la défaite, entrainant avec lui dans la mort ses femmes et ses chevaux, Delacroix représenta aussi des fleurs (ill. 1). Quelques dessins sont ainsi plus inattendus que les autres, parmi ceux qui seront vendus par Christie’s à Paris le 24 mars prochain. Le peintre romantique qui arpenta le jardin des Plantes et conversa avec le botaniste Adrien de Jussieu eut pour les fleurs une curiosité naturaliste ; il les étudia à l’aquarelle ou au pastel, et composa même plusieurs peintures dont deux furent exposées au Salon de 1849.
De François Boucher, un nu masculin, dessin de jeunesse (ill. 2), ne laisse pas deviner la « mignardise » la « galanterie romanesque » et la « coquetterie » de ses œuvres ultérieures qui séduisirent tous ceux qui, selon Diderot, étaient « étrangers au vrai goût » et ne pouvaient résister « au libertinage, à l’éclat, aux pompons, aux tétons, aux fesses, à l’épigramme de Boucher. » Cette académie, probablement antérieure au séjour italien de l’artiste en 1728, est également différente des nus masculins qu’il dessina plus tard, notamment pour son projet de livre d’académies qui fut gravé par Louis Félix de La Rue.
Une autre nu, nerveux, allongé dans une position improbable, n’est pas non plus révélateur de l’œuvre de son auteur, Louis Rolland Trinquesse, plus connu pour ses portraits, ses scènes galantes, les attitudes gracieuses et nonchalantes de ses modèles. Deux académies comme celles-ci conservées à l’École des beaux arts témoignent elles aussi de ses années de formation.