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- Catherine Pégard
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Il faut, le plus souvent, au moins trois mois pour que le ministre de la Culture se fâche avec La Tribune de l’Art. Cette fois, c’est déjà fait, voilà du temps de gagné.
Soyons juste néanmoins. Si Catherine Pégard n’a aucun titre réel pour devenir ministre de la Culture, pas davantage qu’elle n’en avait pour être présidente de l’établissement public du château de Versailles, reconnaissons deux choses.
La première : elle est légitime, en tant qu’ancienne journaliste, pour devenir ministre de la Communication, qui constitue, même si cela n’est plus inclus dans la dénomination, la moitié du champ couvert par ce ministère.
La seconde : même si nous avons fortement critiqué son action à la tête de Versailles, il faut lui reconnaître une qualité importante. Elle ne s’est jamais vraiment mêlée des décisions scientifiques en lien avec le musée, laissant travailler les conservateurs. Ceux-ci d’ailleurs, pour une grande part d’entre eux, étaient satisfaits de sa présidence.
Malgré toute notre inquiétude, nous ferons pour elle comme nous l’avons fait pour tous les ministres après leur nomination : nous lui donnerons sa chance et ne jugerons que sur ses actes.
Le premier d’entre eux, on peut l’espérer, devrait être, comme à Versailles, de laisser travailler ses équipes, dont beaucoup sont très compétents, à commencer par celles de la direction générale des patrimoines à la tête de laquelle a été nommée récemment Delphine Christophe, l’ancienne directrice adjointe du cabinet de Rachida Dati.
Nous serons donc beau joueur et lui souhaiterons beaucoup de réussite à son poste, car quoi qu’il en soit, un échec serait l’échec de tout le monde. Reste que, réussite ou échec, ce sera court. Cela fait déjà longtemps que les ministres de la Culture ne dépassent pas le cap des deux ans et des poussières. Or une seule chose est certaine aujourd’hui : Catherine Pégard ne sera ministre que pendant à peine plus d’un an, puisque le président de la République, qui semble l’apprécier particulièrement, devra partir après les prochaines élections présidentielles.