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Camille Corot, la nature et le rêve
Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle, du 29 septembre 2012 au 6 janvier 2012.
« Il étonne lentement, il enchante peu à peu » écrivait Charles Baudelaire à propos de Camille Corot. La séduction infuse pourtant plus vite qu’on ne le croit, l’exposition que le musée de Karlsruhe consacre à l’artiste le prouve bien et contredit au passage ce lieu commun selon lequel voir un seul de ses tableaux revient à les voir tous.
Elle n’apporte pas de nouvelle découverte ni n’adopte de point de vue particulier, mais cherche plus simplement à révéler son œuvre au public allemand, à travers un florilège de 180 tableaux, dessins, estampes (dont six appartiennent à la Staatliche Kunsthalle, deux études à l’huile et quatre œuvres sur papier).
Rome. L’île et le pont San Bartolomeo, vers 1826-1828
Huile sur papier - 27 x 43,2 cm
Washington, National Gallery of Art
Le Lac effet de nuit, vers 1870
Huile sur toile - 55,7 x 81,5 cm
Reims, Musée des Beaux-Arts
Photo : Reims Musée des Beaux-Arts
Les cartels et les panneaux explicatifs sont non seulement en allemand mais aussi en français, et il est bien dommage que cet effort de traduction n’ait pas concerné - par manque de budget - l’épais catalogue publié à cette occasion. Malgré tout, le musée tout proche de la frontière espère attirer des visiteurs de l’Hexagone [1] pour qui c’est l’occasion d’admirer des toiles venues de musées du monde entier et de collections privées.
L’Atelier de Corot, vers 1865-1868
Huile sur bois - 61,8 x 40 cm
Washington, National Gallery of Art
Photo : National Gallery of Art
Le parcours chronologique retrace avec clarté la carrière du peintre et l’évolution de son style, de l’éclat lumineux des études sur le vif exécutées à Rome (ill. 1) aux vaporeux souvenirs réinventés de Mortefontaine. Peintre…