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Audition de Laurence des Cars : les sénateurs ne sont pas dupes
« Vous déclariez devant nous, le 22 octobre dernier, je vous cite : "Je n’ai pas arbitré en faveur d’une priorité plus qu’une autre, j’ai fait de la sécurité une urgence absolue". L’IGAC [1] et la MISSA [2], dans leur enquête administrative, ainsi que la Cour des comptes, dans son rapport thématique, aboutissent malheureusement à la conclusion inverse. »
Dans son introduction à la seconde audition de Laurence des Cars devant la Commission culturelle du Sénat, son président, Laurent Lafon (ill. 1), n’a pas mâché ses mots. Dès le début en effet, il montre qu’il n’est pas dupe des réponses mensongères ou insuffisantes que leur a faites la présidente du Louvre lors de sa première comparution devant cette instance (voir l’article). Et il dit aussi : « Madame la Présidente, vos déclarations ont évolué sur le schéma directeur depuis le 1er octobre et cette évolution a semé un certain trouble. »
Il précise les manquements du Louvre : « Ces conclusions [du rapport d’enquête] sont […] d’une grande sévérité pour votre gestion comme pour celle de l’équipe précédente. Elles établissent clairement que le cambriolage du 19 octobre, loin de constituer un événement fortuit, a été permis par une accumulation de carences dans le pilotage du musée qui auraient pu et auraient dû être résolues à la date du vol. » et il n’hésite pas à parler de « défaillance générale du Louvre en matière de sûreté ».
On aurait pu attendre, devant un tel constat, que Laurence des Cars (ill. 2) accepte enfin de reconnaître ses responsabilités et de s’expliquer. Il n’en fut évidemment rien. S’obstinant dans ses explications partielles et fausses, elle n’a à peu près reconnu aucune erreur sauf peut-être, du bout des lèvres,…