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Après la destruction des halles de Baltard, celle annoncée de la halle Eiffel à Arles
S’il fallait trouver un exemple de la démission complète de la direction des patrimoines, du ministère de la Culture et singulièrement de l’occupante actuelle des lieux, Françoise Nyssen, totalement transparente depuis qu’elle a pris ses fonctions (si ce n’est pour s’occuper de rendre un « hommage national » à Johnny Hallyday), la halle Eiffel d’Arles serait un exemple parfait.
Halle de l’exposition coloniale de 1909
Acier bas carbone
Arles
Photo : Jonathan Dahan
Alors que les bulldozers sont entrés en action aujourd’hui pour détruire le site de la Corderie à Marseille (voir la brève du 12/10/17), une fois de plus la ministre de la Culture et le directeur des Patrimoines, Vincent Berjot, abandonnent aux démolisseurs une œuvre majeure. Il s’agit cette fois d’une monument du tout début du XXe siècle, rien moins qu’un exemple de halle dite « Eiffel », c’est-à-dire construite par la Société de Construction de Levallois-Perret, anciennement Compagnie des Établissements Eiffel, et dont la conception est due à l’ingénieur Edouard Allar et l’architecte Étienne Benz. Nous n’avons pas pu nous déplacer à Arles, mais les photos que nous en avons vues, comme les informations que nous en avons, démontrent qu’il s’agit indubitablement d’un chef-d’œuvre de l’architecture métallique.
Halle de l’exposition coloniale de 1909
Acier bas carbone
Arles
Photo : Jonathan Dahan
La halle avait été construite pour l’exposition coloniale de Marseille en 1906 dont elle constituait le vaisseau principal. Elle est le premier édifice construit par les entreprises Eiffel en fer bas carbone, plutôt qu’en acier comme c’était jusqu’alors le cas (par exemple…