
1. Charles Le Brun (1619-1690)
Le Christ en croix
Huile sur toile - 81 x 65 cm
Ancienne collection Jacques Thuillier
Vente Artcurial le 28/3/12
Photo : Artcurial
13/01/12 - Marché de l’art - Vente Jacques Thuillier - On sait que Jacques Thuillier, récemment décédé (voir la brève du 18/10/11), fut un collectionneur exceptionnel, et un généreux donateur des musées français. Deux ensembles d’œuvres furent offerts respectivement à Nancy et à Vic-sur-Seille. L’anonymat (très théorique) qui entourait ces gestes généreux vient d’ailleurs d’être officiellement levé.
On sait moins qu’il avait tout de même conservé un certain nombre de tableaux et de dessins. Peu après ses donations, son appartement étant mis en vente, il avait dû pour l’acheter céder quelques objets via une galerie parisienne. Mais il restait encore beaucoup de choses, et Artcurial présentera le 28 mars prochain, à l’Hôtel Dassault, environ soixante tableaux et dessins1.
On reconnait, dans ce qui sera vendu à l’Hôtel Dassault, le goût de Jacques Thuillier, amateur des XVIIe et XIXe siècles français. Nous ne citerons ici que quelques œuvres, sans souci d’exhaustivité, et nous reviendrons probablement ultérieurement sur certaines d’entre elles, ou sur d’autres dont nous ne pouvons pas parler pour l’instant ici.
Du XVIIe siècle, nous retiendrons notamment une très belle Crucifixion (ill. 1), œuvre de jeunesse de Charles Le Brun, dont Jacques Thuillier possédait une autre version sur panneau donnée à Vic-sur-Seille, ainsi qu’une feuille très spectaculaire de Michel Corneille le jeune représentant La Présentation au Temple (ill. 2) ou encore un petit dessin de Claude Lorrain, La Charité de saint Martin.

2. Michel Corneille le Jeune (1642-1708)
La Présentation au temple
Lavis brun et rehauts de blanc - 49 x 74 cm
Ancienne collection Jacques Thuillier
Vente Artcurial le 28/3/12
Photo : Artcurial

3. Gabriel Ferrier (1847-1914)
Le rapt de Ganymède
Huile sur papier marouflé sur toile - 31 x 21 cm
Ancienne collection Jacques Thuillier
Vente Artcurial le 28/3/12
Photo : Didier Rykner
Les esquisses du XIXe siècle sont nombreuses, aussi bien anonymes (mais de bonne qualité) que dues à des artistes tels que Jean-Joseph Weerts (deux esquisses pour des écoinçons de l’Hôtel de Ville à Paris), Lecomte du Nouÿ, Joseph Blanc (double esquisse pour La Comédie et Le Chant pour le foyer de l’Opéra-Comique à Paris), une belle aquarelle gouachée de Luc-Olivier Merson ou encore un Ganymède par Gabriel Ferrier (ill. 3). On n’oubliera pas enfin, pour le XXe siècle, plusieurs petits tableaux de Robert Pougheon. De quoi satisfaire, pour des prix très raisonnables, aussi bien les collectionneurs privés que les musées.
