Une vente chez Christie’s au bénéfice de Saint-Germain-des-Prés


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1. Paul Signac (1863-1935)
Le Pont Royal, le musée du Louvre sur la gauche
Aquarelle et mine de plomb - 15,4 x 24,4 cm
Vente Christie’s 4 décembre 2017 au profit
de l’église Saint-Germain-des-Prés
Photo : Christie’s
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2/12/17 - Mécénat - Paris, église Saint-Germain-des-Prés - Une vente d’art contemporain annoncée sur La Tribune de l’Art ? Ce n’est pas banal, comme n’est pas banal l’objectif de cette vente qui est de recueillir des fonds pour la restauration des peintures murales de Saint-Germain-des-Prés. Un chantier dont nous avons parlé et qui a bien besoin du soutien du mécénat compte tenu du financement très faible en proportion des besoins apporté par la Mairie de Paris.

La vente est donc organisée par Christie’s au profit du Fonds de dotation pour le rayonnement de l’église Saint-Germain-des-Prés. Elle aura lieu lundi 4 décembre et le catalogue est consultable ici. Des artistes, galeristes et collectionneurs ont été sollicités et ont généreusement offert les œuvres qui seront ainsi vendues aux enchères, sans frais d’acheteur, le total du montant de la vacation devant ainsi pouvoir contribuer au chantier en cours.

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2. Ronan Barrot (né en 1973)
Vanité Paysage avec Rien (N°1), 2016
Huile sur toile - 162 x 97 cm
Vente Christie’s 4 décembre 2017 au profit
de l’église Saint-Germain-des-Prés
Photo : Christie’s
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Pas moins de 78 lots sont ainsi proposés, essentiellement des œuvres du XXe ou du XXIe siècle (Yves Klein, Andres Serrano, Anish Kapoor, Josef Albers, Vincent Bioulès…). On notera cependant, entrant dans le champ de La Tribune de l’Art, deux aquarelles de Paul Signac représentant des vues de la Seine (ill. 1).

Parler pour une fois d’art contemporain nous permet ainsi de dire tout le bien que nous pensons d’un artiste encore jeune mais qui a la puissance et la créativité de ses prédécesseurs romantiques du XIXe siècle, qu’il connaît d’ailleurs remarquablement bien. Il s’agit du peintre Ronan Barrot dont un paysage fait partie de la vente (ill. 2).

Nous avions refusé de soutenir l’appel au mécénat de la Ville de Paris pour la restauration de la chapelle de Delacroix à l’église Saint-Sulpice (voir la brève du 27/9/14), une opération publicitaire pour une ville qui laisse dépérir le reste de cet édifice en prétendant s’occuper de ces peintures qui n’étaient pas en danger. Nous ne pouvons en revanche que soutenir le travail admirable du Fonds pour le rayonnement de Saint-Germain-des-Prés sans qui les peintures murales de Flandrin seraient restées pendant des années encore dans un triste état. Quand l’art de notre temps vient au secours de l’art du passé, on entre réellement dans un cercle vertueux.


Didier Rykner, samedi 2 décembre 2017





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