Une souscription pour l’achat d’un tableau troubadour par le monastère royal de Brou


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Rosalie Caron (1790- ?)
Mathilde et Malek-Adhel surpris dans le tombeau
de Montmorency par l’archevêque de Tyr
, 1824
Huile sur toile - 130 x 100 cm
Marché de l’art
Photo : D. R. (domaine public)

7/8/14 – Appel à souscription – Bourg-en-Bresse, Monastère royal de Brou – La très belle exposition L’Invention du passé, qui se tenait dans deux lieux différents, Lyon et Bourg-en-Bresse, est terminée dans le premier mais se poursuit dans le second jusqu’au 21 septembre. À cette date, comme nous l’avions d’ailleurs signalé dans notre article, le musée de Bourg-en-Bresse aimerait bien conserver sur ses cimaises un tableau de Rosalie Caron, Mathilde et Malek-Adhel surpris par l’archevêque de Tyr (ill. 1), qui rappelle deux autres tableaux de cette artiste, inspirés du même roman de Sophie Cottin publié en 1805, Mathilde ou Mémoires tirés de l’histoire des croisades.

La toile possède des dimensions identiques aux deux autres tableaux, Mathilde et Malek-Adhel au tombeau de Montmorency et Mathilde surprise dans les jardins de Damiette par Malek-Adhel, qui ont été acquis au début de cette année par Bourg-en-Bresse (voir la brève du 3/2/14). Les trois œuvres ont cependant été peintes à plusieurs années de distance et exposées aux Salons de 1814 et 1817 respectivement pour les deux premières, et à celui de 1824 pour la troisième que cherche à acheter le musée. L’épisode se situe chronologiquement juste après le tableau peint en 1814, quand l’archevêque de Tyr surprend Mathilde et Malek-Adhel au tombeau de Montmorency. En revanche, ni les costumes des protagonistes, ni même le tombeau ne correspondent d’un tableau à l’autre, montrant qu’il ne s’agit pas d’une vraie série mais de toiles indépendantes.
Cela ne rend pas l’acquisition par Bourg-en-Bresse moins nécessaire : en réunissant ces trois tableaux de Rosalie Caron, ce qui est déjà intéressant en soi, le musée enrichirait significativement sa collection troubadour. Une souscription a donc été lancée qui se terminera avec l’exposition. Il est cependant dommage que la procédure soit si complexe : il faut en effet remplir d’abord un « bulletin de promesse de don » qui peut être téléchargé ici, un formulaire de souscription étant envoyé ensuite au demandeur qui devra retourner un chèque. Il est très regrettable qu’aucun système de paiement en ligne ne soit possible, ce qui serait tout de même beaucoup plus simple.


Didier Rykner, jeudi 7 août 2014





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