Une Renaissance singulière. La cour des Este à Ferrare Contenu abonnés


Ferrare, Castello Estense, du 14 mars au 13 juin 2004. Exposition terminée.
Nous avons vu cette exposition à Bruxelles, au Palais des Beaux-Arts.

Cette exposition, organisée dans le cadre du festival Europalia, est une grande réussite. Elle réunit des peintures, dessins, sculptures, enluminures et médailles, d’une qualité exceptionnelle, exécutés sous le règne de la maison d’Este, de Nicolo III (1383-1441) à Cesare (1562-1628).

Si des artistes majeurs comme Pisanello (ill. 1), Van der Weyden, Mantegna ou Piero della Francesca, par des séjours à Ferrare ou l’envoi d’œuvres commandées par les Este, furent essentiels dans l’éclosion d’une école de premier plan, les grands peintres de la seconde moitié du XVe siècle, Cosme Tura, Francesco del Cossa et Ercole de Roberti surent trouver une manière bien à eux, dont on ne trouve pas l’équivalent dans les autres foyers artistiques italiens. A ce titre, la Renaissance ferraraise est bien « singulière » comme l’affirme le titre de l’exposition.

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1. Pisanello
Portrait de Leonello d’Este, 1441
Bergame, Accademia Carrara
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Corps et visages émaciés, expressions extatiques et douloureuses, les peintres poussent à l’extrême les modèles de Bellini ou de Mantegna. Outre les trois grands artistes cités plus haut, c’est une véritable école qui se développe en un style homogène. On peut voir dans l’exposition trois panneaux provenant du studio de Leonello d’Este au palais de Belfiore, représentant des Muses. D’auteurs non identifiés, ils sont typiques de l’art de Ferrare (ill. 2). L’un des plus beaux tableaux exposés, la Vierge avec deux anges (cat. 108), dû à un peintre anonyme le Maître de la Table de Boston et conservé à la National Gallery of Scotland d’Edimbourg, est proche de l’art de Francesco del Cossa.

Au début du XVIe siècle s’ouvre une nouvelle phase de l’histoire de la peinture ferraraise. Avec Ludovico Mazzolino, elle présente encore parfois le caractère expressionniste et fantastique du siècle précédent, comme dans le Massacre des Innocents (cat. 172) ou dans Le passage de la Mer Rouge1. Mais c’est un visage plus apaisé, tributaire des…

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