Une exposition d’œuvres de Jean-Victor Bertin


19/12/16 - Marché de l’art - Paris - L’exposition devait se terminer le 22 décembre à la galerie La Nouvelle Athènes, mais elle sera prolongée, après la fermeture pour les fêtes, du 10 au 14 janvier 2017. Il est donc encore temps de dire ici un mot de cette petite rétrospective consacrée à Jean-Victor Bertin, paysagiste néoclassique - qu’il ne faut pas confondre avec Édouard Bertin -, élève de Pierre-Henri de Valenciennes.


JPEG - 257.5 ko
1. Jean-Victor Bertin (1767-1842)
Vue de la ville de Phénéos et du temple de Minerve Caphyes, vers 1801
Huile sur toile - 32,5 x 40,5 cm
Exposé à la galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
Voir l'image dans sa page
JPEG - 180 ko
2. Jean-Victor Bertin (1767-1842)
Tivoli, vue prise en amont de la
Cascata Vecchi
, 1806
Huile sur toile - 41 x 35 cm
Exposé à la galerie La Nouvelle Athènes
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
Voir l'image dans sa page

Comme la plupart des peintres de paysages du début du XIXe siècle, Jean-Victor Bertin peignit des compositions équilibrées, des scènes bien structurées par l’architecture et la végétation, avec de petits personnages, s’inspirant clairement des paysagistes classiques du XVIIe siècle, Poussin et Claude notamment.
L’ensemble exposé à la Nouvelle Athènes est une collection constituée sur plusieurs années. On y trouve uniquement des œuvres de petit format, dont un tableau de Salon (celui de 1800) et une réduction d’une grande toile exposée à celui de 1801 (ill. 1). L’œuvre est ainsi intéressante au moins à deux titres, d’abord par sa qualité (elle est une des plus séduisantes de l’ensemble), ensuite parce qu’elle documente un tableau qui appartenait au Louvre, qui fut déposé à la préfecture de Nice en 1867, et qui a disparu depuis au moins 1971. Une œuvre probablement volée donc que ce tableau pourrait permettre un jour de retrouver.

Bertin ne visita l’Italie qu’en 1806-1807 et en ramena suffisamment de dessins et d’esquisses pour alimenter son inspiration pendant de nombreuses années. Comme ses confrères, il se rendit à Tivoli et on pourra admirer ici une vue de cette ville prise en amont de la Cascata Vecchia (ill. 2), sans le temple bien connu donc, d’une rigueur géométrique particulièrement remarquable dans sa composition qui joue avec l’architecture.
Signalons également, outre les quinze tableaux, quatre dessins et huit assiettes peintes d’après des compositions de l’artiste. Bertin eut de nombreux élèves et forma notamment Achille-Etna Michallon, Jules Coignet, Charles Rémond et Camille Corot. Même si ce dernier eut des mots désagréables pour son professeur, une œuvre comme la vue de Tivoli que nous citions plus haut montre qu’il en retint tout de même certaines leçons. C’est ce que dit d’ailleurs Damien Dumarquez qui a rédigé le petit catalogue qui accompagne l’exposition. Notons que quelques œuvres d’autres paysagistes néoclassiques complètent l’exposition.

Galerie La Nouvelle Athènes, 22, rue Chaptal, 75009 Paris. Tél : +33 (0)1 75 57 11 42. Site internet. Attention : la galerie sera fermée entre le 23 décembre et le 10 janvier.


Didier Rykner, lundi 19 décembre 2016





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : La bibliothèque de l’INHA en accès libre est ouverte aux chercheurs

Article suivant dans Brèves : Le Musée des Beaux-Arts de Tours et son jardin sont sauvés