
1. Eugène Delacroix (1798-1863)
Le Christ au jardin des Oliviers (avant restauration)
Huile sur toile - 32 x 40 cm
Paris, Musée Delacroix
Photo : Hubert Duchemin, cabinet Turquin
12/7/07 – Acquisition – Paris, Musée Delacroix – Le Musée Delacroix, qui dépend désormais du Louvre, vient de faire l’acquisition, auprès d’Hubert Duchemin (cabinet Eric Turquin) d’une jolie esquisse préparatoire au célèbre Christ au jardin des Oliviers de Saint-Paul-Saint-Louis à Paris (ill. 1).
Le transept de cette église est décoré de trois grands tableaux de l’école de Vouet (deux anonymes, et un dû à Jacques de Létin) représentant des scènes de la vie de Saint Louis. Le quatrième avait disparu et fut remplacé par Le Christ au jardin des Oliviers (ill. 2) commandé à Delacroix par le Préfet de la Seine en 1824 et exposé au Salon de 1827.

2. Eugène Delacroix (1798-1863)
Le Christ au jardin des Oliviers, 1824-1827
Huile sur toile -294 x 362 cm
Paris, Eglise Saint-Paul-Saint-Louis
Photo : D. R.

3. Louis Janmot (1814-1892)
Le Christ au jardin des Oliviers, 1840
Huile sur toile -190 x 260 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Lyon, Musée des Beaux-Arts / Alain Basset
On connaît plusieurs études pour cette œuvre dont un dessin et une aquarelle conservés au Louvre. Cette esquisse signée était jusqu’à aujourd’hui totalement inconnue, même d’Alfred Robaut l’auteur du premier catalogue de l’artiste. Elle présente de nombreuses différences avec la toile définitive, mais les grandes lignes de la composition sont déjà en place.

4. Octave Tassaert (1800-1874)
L’Ange et l’Enfant
Huile sur toile collé sur bois
Montpellier, Musée Fabre
Photo : D. Rykner
On glose souvent sur l’incroyance de Delacroix pour nier à ses peintures d’église un quelconque sentiment religieux. C’est oublier qu’il n’est nulle besoin d’être catholique pour comprendre le drame de la Passion. Ce tableau est d’ailleurs fondamental dans l’histoire de la peinture religieuse en France : de nombreux peintres s’en inspireront, pour leur propre version du Christ au jardin des Oliviers, comme par exemple Louis Janmot (ill. 3) ou pour d’autres sujets tout aussi pathétiques, tel L’Ange et l’enfant d’Octave Tassaert (ill. 4), un tableau récemment acquis par le Musée Fabre (brève à venir) où l’ange dérive directement de la toile de l’église Saint-Paul-Saint-Louis.
