Un vase monumental de Ringel d’Illzach entre au Getty Museum Contenu abonnés


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1. Jean-Désiré Ringel d’Illzach
(1847-1916)
Vase monumental, 1889
Bronze et cuivre - H. 273 cm
Los Angeles, The J.
Paul Getty Museum
Photo : Etienne Bréton/Saint Honoré
Art Consulting
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19/12/09 – Acquisition – Los Angeles, The J. Paul Getty Museum – C’est une œuvre exceptionnelle, tant par sa taille que par son intérêt artistique, que vient d’acquérir le Getty. De celles dont on peut regretter qu’elles n’aient pu être acquises par un musée français. Il faudra désormais se rendre en Californie pour pouvoir l’admirer.

Ce vase en bronze, haut de deux mètres soixante-treize, fit sensation à l’Exposition Universelle de 1889. Son auteur, le sculpteur français Jean-Désiré Ringel, surnommé Ringel d’Illzach car il était originaire de cette ville alsacienne, fut un élève d’Alexandre Falguière. Il était connu pour ses constantes expérimentations techniques, utilisant notamment, pour certaines de ses sculptures, une préparation de sa composition, colorée, à base de cire, de paraffine, d’argile et de stéarine. En 1879, il avait exposé au Salon un nu réalisé dans cette matière, intitulé Le demi-monde, qui fit scandale1.
Ce bronze est un témoin remarquable des recherches de Ringel qui a utilisé une technique de fondre tout à fait originale. Si originale même que celle-ci n’est plus vraiment comprise aujourd’hui. Nous serons donc bien incapable ici de décrire le processus que les commentateurs de l’époque peinaient également à expliquer : « L’auteur affirme qu’il a fondu directement sa pièce sur la terre molle, de même que ses médaillons. Et l’examen le plus superficiel suffit à démontrer qu’il dit vrai. C’est en effet la fonte brute, dans toute sa naïveté, sans retouches d’aucune espèces : l’image exacte de la glaise, figée en bronze avec ses coups de pouce, ses traces d’ébauchoir, l’empreinte même des matériaux bizarres et variés que l’artiste s’est amusé à y plaquer pour mieux montrer la sincérité de l’oeuvre, des bandes de toile, des rubans,…

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