Un transparent de Carmontelle entre au Louvre


2/2/16 - Acquisitions - Paris, Musée du Louvre - Lors de la vente d’Orléans (voir la brève du 29/9/15) nous avions regretté qu’aucun Carmontelle n’ait été acquis par le Louvre. Le musée avait une excellente raison pour cela : il projetait d’acheter auprès d’un collectionneur particulier un important panorama de l’artiste, une acquisition désormais concrétisée (ill. 1 à 6).


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1. Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Promenade dans un parc (vue partielle)
Gouache, aquarelle, plume et encre - 25 x 1300 cm
(longueur totale)
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre
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2. Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Promenade dans un parc (vue partielle)
Gouache, aquarelle, plume et encre - 25 x 1300 cm
(longueur totale)
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre

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3. Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Promenade dans un parc (vue partielle)
Gouache, aquarelle, plume et encre - 25 x 1300 cm
(longueur totale)
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre
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4. Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Promenade dans un parc (vue partielle)
Gouache, aquarelle, plume et encre - 25 x 1300 cm
(longueur totale)
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre

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5. Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Promenade dans un parc (vue partielle)
Gouache, aquarelle, plume et encre - 25 x 1300 cm
(longueur totale)
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre
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6. Louis Carrogis, dit Carmontelle (1717-1806)
Promenade dans un parc (vue partielle)
Gouache, aquarelle, plume et encre - 25 x 1300 cm
(longueur totale)
Paris, Musée du Louvre
Photo : Musée du Louvre

Lorsque l’on parle de « panorama », on pense en général davantage à ces immenses compositions qui, au XIXe siècle, étaient installées dans des rotondes et permettaient au spectateur de se croire immergé au cœur de l’action ou du paysage. Ici, le panorama est miniaturisé (au moins sa hauteur, 25 cm, puisqu’il est long de 13 m), et prévu pour être monté sur un instrument optique qui permettait de dérouler l’œuvre que l’on voyait grâce à une source lumineuse placée à l’arrière. En faisant dérouler le papier, le spectateur avait l’impression de parcourir le paysage. Carmontelle fut l’auteur de quelques-uns de ces petits panoramas : sa vente après décès contenait 11 boites de rouleaux transparents et un manuscrit écrit par lui, conservé à la bibliothèque de l’INHA, explique comment ils étaient fabriqués : « Ces tableaux sont peints sur une bande de papier de Chine ou de papier vélin de la hauteur d’environ 15 pouces et de la longueur de 80 à 180 pieds selon la quantité d’objets successifs qu’on veut représenter, et cette bande de papier est bordée par le haut et par le bas d’un galon noir qui l’empêche de se déchirer. [ …] Pour que les objets peints sur cette bande de papier passent successivement, elle est montée sur deux rouleaux de bois renfermés dans une boîte noircie et placés à ses extrémités. Cette boite a deux ouvertures d’environ 26 pouces où sont deux portes qui se relèvent pour laisser passer la lumière du jour au travers du papier peint. A l ’axe de ces rouleaux on adapte une manivelle qui fait tourner un des rouleaux sur lequel se replie toute la bande de papier qui enveloppe l’autre rouleau qui, tournant aussi, fait passer tous les objets peints sur ce papier »1.

Seulement trois transparents de Carmontelle sont aujourd’hui conservés, l’un très fragmentaire conservé au Musée Condé (qui possède une grande collection d’œuvres de l’artiste, très lié aux Orléans), un autre à Sceaux, au Musée de l’Île-de-France, dans un état de conservation moyen, et un troisième au Getty, un rouleau long de 37 m. Celui acquis par le Louvre auprès d’un collectionneur particulier est selon le musée en très bon état.


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7. François Boucher (1703-1770)
La Laitière
Sanguine - 26,5 x 18 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : SVV Millon
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8. François Boucher (1703-1770)
Des noisettes au litron
Sanguine - 26 x 18 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : SVV Millon

Le département des Arts Graphiques du Louvre n’est pas toujours aussi heureux dans ses achats. Le 19 juin dernier, il a en effet préempté pour 40 000 € hors frais, deux sanguines de Boucher (ill. 7 et 8) dont on se demande réellement en quoi elles manquaient à ses collections qui comprennent déjà plus de 400 feuilles de cet artiste. Il s’agit de dessins très appliqués, préparatoires à des gravures exécutées par Jacques-Philippe Le Bas.


Didier Rykner, mardi 2 février 2016


Notes

1Merci au service de communication du Louvre de nous avoir fourni ces informations.





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