Un tableau de Simon de Châlons acquis par le musée de Châlons-en-Champagne


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Simon de Mailly, dit Simon de Châlons (1506-1568)
d’après Andrea Solario (vers 1465-1524)
Ecce Homo
Huile sur bois - 38,2 x 31,1 cm
Châlons-en-Champagne, Musée
des Beaux-Arts et d’Archéologie
Photo : Christie’s

10/12/15 - Acquisition - Châlons-en-Champagne, Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie - Hier, Virginia Verardi, directrice des musées de Châlons-en-Champagne, a pu acheter pour 25 000 livres (frais inclus) l’Ecce homo de Simon de Mailly, lors de la vente qu’organisait Christie’s à Londres.

Simon de Mailly, dit Simon de Châlons, est certes né à Châlons-en-Champagne, mais fut actif, entre 1532 et 1562 environ, en Avignon où la plupart de ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les musées, mais aussi dans les églises. Cela explique que le Musée des Beaux-Arts de sa ville natale n’ait pas jusqu’à ce jour de peinture de lui. Le Musée Garinet en revanche, également à Châlons, possède une Mater dolorosa qu’on peut rapprocher du Christ nouvellement acquis. Elle sera restaurée en début d’année 2016, et les deux panneaux feront l’objet d’une exposition dossier en juillet 2016.

Jésus, les yeux baissés, des larmes sur les joues, la tête penchée, les mains liées, est vêtu du manteau rouge et tient un roseau en guise de sceptre. La couronne d’épines fait perler des gouttes de sang sur son front et son torse, sa peau blanche est marquée par les coups de fouet. Au centre de la composition le nœud de ses liens est presque décoratif.
Une autre version, légèrement plus petite est conservée à la Galerie Borghèse. Le peintre reprend un tableau de Solario aujourd’hui perdu, mais on en connaît deux autres peintures autographes détenues par le Philadelphia Museum of Art, et par le Musée des Beaux-Arts de Leipzig. Solario a probablement peint le premier panneau entre 1507 et 1509 durant son voyage en France où il a travaillé pour le cardinal Georges d’Amboise. Son tableau fut repris une multitude de fois.
La Galerie Borghèse possède une autre version de la Mater dolorosa de Simon de Châlons : datée de 1543, elle a également été réalisé d’après une composition de Solario et devait former un diptyque avec l’Ecce Homo.
Une peinture proche de celle acquise par le musée de Châlons en Champagne est passée en vente chez Dorotheum le 21 octobre 2014, une autre chez Mercier & Cie le 25 novembre 2012.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, jeudi 10 décembre 2015


P.-S.

11/12/15 : Monsieur Jean Christophe Ton-That signale la vente prochaine d’un exemplaire chez Pescheteau le 18 décembre prochain.





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