Un tableau de Gagneraux et des dessins de Naigeon pour Dijon Contenu abonnés


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1. Benigne Gagneraux (1756-1795)
La chasse au lion, 1795
Huile sur toile - 90 x 118 cm
Dijon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Studio Sebert
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15/10/12 - Acquisitions - Dijon, Musée des Beaux-Arts - Peintre plutôt médiocre, le dijonnais François Devosge est resté dans l’histoire de l’art pour la création de l’école de dessin de Dijon et pour les nombreux élèves talentueux qu’il y a formés.
Parmi ceux-ci figurent notamment (outre François Rude et Pierre-Paul Prud’hon) Benigne Gagneraux et Jean-Claude Naigeon. Le Musée des Beaux-Arts de Dijon vient de s’enrichir d’un tableau du premier et de plusieurs dessins du second.

Acquis à Paris auprès de la galerie d’Hubert Duchemin1, la toile de Gagneraux était jusqu’à aujourd’hui complètement inédite (ill. 1). On y retrouve ce qui fait le charme de cet artiste mort jeune : des coloris froids et métalliques, un goût pour le dessin très linéaire, néoclassique, inspiré notamment de John Flaxman (mais tempéré ici par une verve presque néobaroque que l’on retrouve dans d’autres tableaux et qui fait penser au même sujet traité par Rubens) ; une indifférence, volontaire, aux proportions, toutes les figures (chevaux, cavaliers, ou lion) semblant de taille presque comparable ; une grâce (les protagonistes paraissent presque danser) que Sylvain Laveissière oppose au « néoclassicisme pur et sévère de David » comme nous le rappelions récemment ; enfin, une influence de Poussin, davantage marquée dans d’autres tableaux (comme Le Baptême de Clorinde du Louvre) et que l’on voit ici surtout dans le paysage.
Ayant obtenu en 1776 le premier prix de Rome décerné par les États de Bourgogne, l’artiste partit pour la Ville éternelle. Il fit toute sa courte carrière en Italie et mourut à Florence en 1795. Cette Chasse au lion est d’ailleurs une version d’une autre toile commandée cette année là par le Grand Duc de Toscane et envoyée à Pistoia où elle disparut pendant la Seconde guerre mondiale. L’œuvre achetée par Dijon…

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