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Un tableau de Gabriel Deluc acheté par le Musée Bonnat-Helleu

23/12/21 - Acquisition - Bayonne, Musée Bonnat-Helleu - « Connu de quelques amateurs, le voici aujourd’hui en posture d’atteindre à la plus brillante fortune », peut-on lire dans l’édition du 28 avril 1913 de Gil Blas. Gabriel Deluc mourut trois ans plus tard, victime de la Grande Guerre, il avait 33 ans.
Deux expositions [1] avaient permis de redécouvrir son œuvre - restreint - en 2016 et 2017, à Guéthary et à Saint-Jean-de-Luz, sa ville natale. Si ses derniers dessins rendent compte de la vie au front, les toiles qu’il peignit avant de s’engager traduisent un univers arcadien.


1. Gabriel Deluc (1883-1916)
Bacchanale, 1911
Huile sur toile - 161 x 250 cm
Bayonne, Musée Bonnat-Helleu
Photo : Brissonneau
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Gabriel Deluc se forma auprès de Philippe Jolyet à Bayonne, avant de rejoindre Léon Bonnat à Paris en 1900, puis d’intégrer l’École des Beaux-Arts. À la Ruche entre 1904 et 1912, il côtoya Chagall, Zadkine, se lia d’amitié avec Alexandre Altmann. Il exposa au Salon des artistes français où il fut distingué dès 1906 pour sa toile Intimité qui témoignait déjà de l’influence de la musique sur sa peinture : des femmes élégantes réunies dans un salon écoutent deux d’entre elles chanter et jouer du piano. Les unes sont assises dans la pénombre, les autres sont auréolées de la lumière des lampes.

L’œuvre du maître est relativement varié, il peignit aussi bien des scènes d’intérieur que des paysages peuplés de baigneurs, de paysans ou de figures mythologiques, des portraits également. Lui qui passait ses étés à Saint-Jean-de-Luz offrit à la ville en 1908 une toile intitulée Le Chevrier, dans laquelle il saisit avec une touche presque impressionniste la pointe Sainte-Barbe. Puis son style évolua vers le symbolisme, comme en témoigne la Danse du Bois sacré, exposée au Salon de 1910, acquise par le baron Rothschild et donnée à la Ville de Bayonne dès 1915. Sans doute l’artiste fut-il marqué par l’art d’un Puvis de Chavannes,…

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