
1. Jean André, dit Frère André (1662-1753)
Saint Louis recevant la couronne d’épines
Avant restauration
Huile sur toile - 274 x 435 cm
Paris, église Saint-Thomas d’Aquin
Photo : D. R.
15/7/10 - Acquisition - Paris, Eglise Saint-Thomas d’Aquin - Grâce au mécénat d’une famille, en souvenir d’un enfant, l’église parisienne Saint-Thomas d’Aquin va bientôt s’enrichir d’un grand tableau du dominicain Frère André, élève de Carlo Maratta et de Jean Jouvenet, représentant Saint Louis recevant la couronne d’épines (ill. 1).
L’œuvre était réapparue en vente publique en décembre 2007 chez Piasa où elle avait été adjugée 43000 € à un antiquaire, puis reproposée aux enchères par la SVV Jean-Marc Delvaux en juin 2009 mais non vendue. Acquise par la famille auprès de l’antiquaire, elle a été offerte à la Fondation Notre-Dame, dont l’objet est de promouvoir la culture chrétienne à Paris. L’affectation de la toile à Saint-Thomas d’Aquin est définitive et le tableau, qui sera classé monument historique, rentrera ainsi dans le patrimoine des églises de la Ville de Paris dont la conservation est effectuée par la COARC (Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles) qui a été associée à ce don et au choix de son emplacement. Frère André a peint plusieurs dizaines de tableaux pour le noviciat des Dominicains à Paris dont l’église Saint-Thomas d’Aquin était la chapelle. Saint Louis recevant la couronne d’épines se trouvait dans le réfectoire de ce couvent aujourd’hui occupé par le ministère de la Défense et inaccessible au public.

2. Jean André, dit Frère André (1662-1753)
Saint Louis recevant la couronne d’épines (détail)
En cours de restauration
Huile sur toile - 274 x 435 cm
Paris, église Saint-Thomas d’Aquin
Photo : D. R.

3. Jean André, dit Frère André (1662-1753)
Saint Louis recevant la couronne d’épines (détail)
En cours de restauration
Huile sur toile - 274 x 435 cm
Paris, église Saint-Thomas d’Aquin
Photo : D. R.
La restauration du tableau est actuellement en cours (ill. 2 et 3). Il a été rentoilé et les nombreux repeints ont été enlevés. Ceci a permis de découvrir une couche picturale en assez bon état. On admirera notamment le superbe manteau de Saint-Louis, exécuté en lapis-lazzuli. Il sera ensuite mis sur un nouveau châssis et la couche picturale sera réintégrée. L’œuvre sera installée à la fin de l’année dans l’église, au revers de la façade, au-dessus du portail d’entrée.
