Un tableau de David Wilkie acquis par la National Gallery de Londres


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David Wilkie David Wilkie (1785-1841)
Jeune Femme agenouillée sur un prie-dieu, 1813
Huile sur bois - 33 x 25,5 cm
Londres, National Gallery
Photo : Londres, National Gallery

25/11/15 - Acquisition - Londres, National Gallery - Une jeune fille est agenouillée sur un prie-dieu, devant une peinture religieuse, elle a posé ses mains jointes sur une Bible ouverte entre deux bougies. Elle tourne la tête vers le spectateur, mais ne semble pas avoir été interrompue par lui dans sa prière, elle paraît plutôt l’inviter à la rejoindre.
Ce tableau de l’Écossais David Wilkie a récemment reparu sur le marché : il avait été mis aux enchères à New York chez Doyle le 29 janvier 2014 où il avait été repéré, identifié et acheté par le marchand londonien Ben Elwes auprès de qui la National Gallery de Londres l’a acquis grâce au legs financier de Marcia Lay, professeur d’histoire de l’art, décédée en 2012.

Le camaïeu des bruns et des rouges, du bois, de la robe, du tapis, traduit une atmosphère feutrée, et le décor (néo-)gothique de l’église ou de la chapelle où elle se tient donne une tonalité moyenâgeuse presque troubadour à cette peinture. Entre scène de genre et portrait, elle montre probablement Augusta, fille d’Henry Phipps, 1er comte de Mulgrave qui fut secrétaire d’État aux Affaires étrangères sous le premier ministre William Pitt le jeune. Le tableau a été peint en 1813, l’année de la mort d’Augusta, alors qu’elle n’avait que 12 ans.

Peintre de genre et portraitiste, Wilkie succéda en 1830 à sir Thomas Lawrence en tant que peintre du roi et fut fait chevalier en 1836. Ses œuvres sont nombreuses dans les collections publiques britanniques, notamment à la Tate, la Royal Collection ou encore la National Gallery d’Edimbourg.. En France, le Musée du Louvre a récemment acquis le portrait qu’il fit de ses parents (voir la brève du 4/10/12).
Heny Phipps possédait plusieurs tableaux de Wilkie, des scènes de genre notamment, qu’on a vu passer chez Sotheby’s ou Christie’s. John Jackson qui peignit lui aussi les portraits de la famille Phipps, fixa les traits de l’artiste.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mercredi 25 novembre 2015





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