Un tableau de Butler acquis par Vernon


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Theodore Earl Butler (1861-1936)
La Collégiale de Vernon
Huiler sur toile - 82,5 x 60 cm.
Vernon, Musée Alphonse-Georges-Poulain

11/5/15 - Acquisition - Vernon, Musée Alphonse-Georges-Poulain - Le musée de Vernon a récemment acheté la collégiale de la ville, du moins sa silhouette, peinte par Theodore Earl Butler, qu’on avait pu admirer dans l’exposition « Vernon et les bords de Seine au temps des impressionnistes », organisée en 2013 dans le cadre du festival Normandie impressionniste. Le tableau a été acquis auprès d’un collectionneur privé avec l’aide de la Société des amis du musée, de la DRAC, du FRAM et la municipalité.

Né à Columbus dans l’Ohio, Theodore Earl Butler arriva à Paris en 1887 et se rendit dès 1888 à Giverny où se trouvait une colonie de peintres américains tels que Theodore Wendel ou Théodore Robinson qui peignit son mariage. Car Butler est connu pour avoir épousé successivement les deux belles-filles de Claude Monet : Suzanne Hoschedé (morte en 1899), puis sa sœur Marthe. Il fit plusieurs allers-retours entre les États-Unis et la France, séjournant à New York durant la guerre, mais c’est à Giverny qu’il mourut, en 1936.

Giverny est juste à côté de Vernon. Le peintre utilise dans le tableau nouvellement acquis une touche pointilliste pour traduire le feuillage des arbres dont les couleurs varient du vert au brun en passant par l’oranger, et qui forme un cadre à cet édifice qui se dresse à contre-jour, ombre bleue sur les eaux scintillantes. On connaît une autre version de ce tableau avec un cadrage légèrement plus large, une touche moins fractionnée et des couleurs moins vives. Cette peinture vient rejoindre au musée d’autres œuvres de l’artiste, notamment un Paysage au bord de l’eau et un Coucher de soleil à Veules-les-Roses.
La collégiale de Vernon a été largement représentée par les impressionnistes, Claude Monet notamment, dont l’Église de Vernon. Soleil, avait été vendue plus de sept millions de dollars, le 4 novembre 2014, chez Sotheby’s à New-York. La peinture de Butler n’a heureusement pas fait ce prix, elle a été achetée 13 000 € (et non 40 000 comme le disait cet article de Paris-Normandie).


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, lundi 11 mai 2015





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