Un portrait inédit d’Henri Lehmann


1. Henri Lehmann (1814-1882)
Portrait d’Alexandre Oliva
Huile sur toile - 45 x 36 cm
Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud
Photo : J.M.

12/5/06 – Patrimoine – Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud – Une surprise attend le dix-neuvièmiste qui se rendra à l’exposition Perpignan au temps des Bausil, surtout consacrée à la renaissance des arts en Roussillon entre 1870 et 1940 (voir notre recension). La première salle évoque le milieu culturel de la bourgeoisie locale et les artistes partis tenter leur chance dans la capitale au milieu du XIXe siècle. Dès l’entrée, le visiteur découvre un beau Portrait d’Alexandre Oliva, par Henri Lehmann (ill. 1) sorti des réserves du Musée Rigaud.
Resté ignoré jusqu’à présent, il est mentionné dans la monographie de Marie-Madeleine Aubrun1qui le cite seulement comme « Localisation inconnue ». Elle le connaissait grâce au Livre de raison de l’artiste qui le date de 18572 qui le cite seulement comme « Localisation inconnue ». Elle le connaissait grâce au Livre de raison de l’artiste qui le date de 18573

2. Alexandre Oliva (1823-1890)
Portrait de Monseigneur Gerbet,
Salon de 1857
Marbre
Perpignan, Musée HyacintheRigaud
Photo : J.M.

Parfaitement caractéristique du style ingresque, avec le souvenir de la présence de Monsieur Bertin et des autoportraits de maturité du maître, le buste du personnage se détache sur un fond vert. La toile, signée et dédicacée en bas à droite, possède la touche onctueuse caractéristique de Lehmann et constitue une intéressante addition à son corpus, puisqu’il s’agit d’un portrait d’artiste par un de ses confrères.

Bien ignoré aujourd’hui, le modèle a mené une glorieuse carrière de sculpteur sous le Second Empire et les débuts de la Troisième République4, portraitiste privilégié de la famille impériale et de la bourgeoisie. Son œuvre la plus connue est le monument à son compatriote François Arago à Estagel (1865). L’exposition présente un marbre, le Portrait de Monseigneur Gerbet (ill. 2). Nommé évêque de Perpignan, ce dernier était très proche de Lamennais et de Lacordaire.


Jérôme Montcouquiol, vendredi 12 mai 2006


Notes

1. Marie-Madeleine Aubrun, Henri Lehmann (1814-1882), Paris, 1984, n° 423, p. 138.

2. Le tableau n’est répertorié ni dans le catalogue de l’exposition, ni dans le dernier Guide-catalogue du musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan, par Marie-Claude Valaison, Perpignan, 1980, et pas non plus dans le répertoire du catalogue de l’exposition Les années romantiques : la peinture française de 1815 à 1850, Musée des beaux-arts de Nantes ; Galeries nationales du Grand Palais ; Plaisance, Palazzo gotico, 1995-1996, Réunion des musées nationaux, 1995.

3. Le tableau n’est répertorié ni dans le catalogue de l’exposition, ni dans le dernier Guide-catalogue du musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan, par Marie-Claude Valaison, Perpignan, 1980, et pas non plus dans le répertoire du catalogue de l’exposition Les années romantiques : la peinture française de 1815 à 1850, Musée des beaux-arts de Nantes ; Galeries nationales du Grand Palais ; Plaisance, Palazzo gotico, 1995-1996, Réunion des musées nationaux, 1995.

4. Sur Oliva, voir Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l’école française au dix-neuvième siècle, tome 4 N-Z, Paris, 1921, p. 17 à 24.



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