Un portrait de Sorolla pour le musée de Madrid


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Joaquín Sorolla y Bastida (1863-1923)
Portrait de Juan Antonio García del Castillo, 1887
Huile sur toiel
Madrid, Museo Sorolla

7/2/15 - Acquisition - Madrid, Museo Sorolla - C’est un portrait en noir et blanc. Le Ministère de la Culture espagnol a récemment acheté pour 135 000 euros, auprès d’un collectionneur privé, un superbe tableau de Joaquín Sorolla, qui devrait être nettoyé avant d’être accroché aux cimaises du Musée Sorolla de Madrid.
Il date de 1887, à une époque ou l’artiste s’est déjà rendu à Rome et à Paris, puis est retourné en Italie, notamment à Assise. Le modèle, à qui le peintre à dédicacé son tableau, « À mon cher ami Tono », est Don Juan Antonio García del Castillo, avec qui il a étudié à l’École des Beaux-Arts de Valence et dont il a épousé la sœur Clotilde García.

Son effigie manquait dans la galerie des portraits de famille que conserve le musée. Juan Antonio Garcia del Castillo est représenté vêtu de son costume de mariage, son chapeau et ses gants blancs dans la main gauche, son monocle sur la poitrine, dans une pose à la fois élégante et nonchalante, la main droite sur la poche, les jambes croisées. Le peintre ne joue finalement que sur deux tons opposés, les blancs - le mur, la chemise, et même la peau très pâle de son beau-frère - et les bruns - l’habit, la chaise et les cheveux. Ce portrait pourrait faire pendant, dans les collections à celui de Clotilde, peint en 1890, dans lequel elle apparaît, elle aussi vêtue de noir, devant un mur clair.

Le peintre utilise souvent cette formule d’un modèle placé sur un fond neutre, assis sur une chaise, de profil, qui tourne la tête vers le spectateur tandis que ses jambes sont coupées par la toile, par exemple celui qu’il fit de son fils Joaquin en 1917, pour lequel il joue cette-fois-ci sur un camaïeu de gris, bleus et verts plutôt que sur un contraste de couleurs.
Antonio Garcia épousa María Banús, et Sorolla réalisa le portrait de leur fils conservé au Prado, dans une position comparable à celle de son père.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, samedi 7 février 2015





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