Un portrait de Nicolas de Largillierre entre au Palais des Beaux-Arts de Lille


Nicolas de Largilliere (1656-1746)
Portrait de Marguerite de Largilliere,
fille de l’artiste, 1726
Huile sur toile - 81,7 x 65,3 cm
Lille, Palais des Beaux-Arts
Photo : Palais des Beaux-Arts de Lille

16/3/10 – Acquisition – Lille, Palais des Beaux-Arts – Le tableau qui vient d’être acquis par le musée lillois et qui sera exposé dans ses salles à partir de mai est une œuvre très importante de Nicolas de Largillierre [1] (ill.). Ce portrait de la fille de l’artiste, Marguerite, est resté dans sa famille jusque récemment. Il a été proposé aux enchères chez Sotheby’s New York le 29 janvier 2009, estimé 500 000/700 000 $, mais est resté invendu ; le musée l’a acheté pour la somme de 220 000 euros dont 50 000 sont dus au mécénat de la société Groupama. Jamais restauré auparavant, il est en excellent état.
Le modèle, âgé de 25 ans, est représenté dans un costume de brocard et de velours cramoisi. 1726, date de ce tableau, est également celle de son mariage avec le ministre de la Guerre de Louis XV, Jean-Baptiste Houzé de La Boullaye dont elle devint veuve sept ans plus tard. Les fleurs qu’elle porte dans les cheveux et accrochées à son corsage représentent le mariage (les fleurs d’oranger) ainsi que la pureté des sentiments et l’amour sincère (les œillets blancs et rouge). Il existe un autre tableau de Largillierre, de localisation inconnue, qui est une réplique partielle de cette œuvre représentant uniquement le buste de la jeune femme [2].

Le Musée de Lille possède déjà un autre portrait de Largillierre représentant son beau-père, le peintre Jean-Baptiste Forest qui est donc le grand-père de Marguerite.

English version


Didier Rykner, mercredi 17 mars 2010


Notes

[1] Notons que le nom de famille s’écrit traditionnellement avec un accent grave et un seul r, mais que Dominique Brême, spécialiste de l’artiste, préfère une graphie sans accent et deux r en se basant sur les documents d’époque

[2] Cf Dominique Brême, Largillierre, 1656-1746, catalogue de l’exposition du Musée Jacquemart-André, Paris, 2003, repr. p. 49. Ce tableau est passé en vente chez Tajan à Paris le 25 juin 2002, lot 65.



Tip A Friend  Envoyer par email
imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : Une foire de Maastricht excellente dans un climat de confiance retrouvé

Article suivant dans Brèves : The Berger Collection, hébergée par le Denver Museum, acquiert un tableau de William Etty