4/2/11 - Acquisition - Clermont-Ferrand, Musée d’art Roger-Quilliot - Elève de David, ayant échoué à plusieurs reprises au concours du Prix de Rome, Thomas Degeorge fit une carrière honorable de peintre d’histoire, de genre et de portraits à Paris, puis à Clermont-Ferrand, sa ville natale, où il revint s’installer définitivement à partir de 1838. Une exposition lui fut consacrée d’octobre 1978 à janvier 1979 par le Musée Bargoin de Clermont-Ferrand, constituée essentiellement du legs par son épouse de tout son fonds d’atelier, soit une soixantaine de peintures et deux carnets de dessins.

1. Thomas Degeorge (1786-1854)
Portrait de Madame Delaval, 1838
Huile sur toile - 143,5 x 113 cm
Clermont-Ferrand, Musée d’art Roger-Quilliot
Photo : SVV Vassy-Jalenques

1. Thomas Degeorge (1786-1854)
Portrait de Madame Degeorge, 1838
Huile sur toile - 144 x 113 cm
Clermont-Ferrand, Musée d’art Roger-Quilliot
Photo : MARQ
De qualité en général moyenne dans ses peintures d’histoire, Degeorge est néanmoins l’auteur de portraits féminins assez séduisants. C’est l’un d’entre eux (ill. 1) que vient d’acquérir le Musée d’art Roger-Quilliot qui présente, depuis son ouverture en 1992, les collections Beaux-Arts de la ville. Il a été acheté aux enchères chez la SVV Vassy-Jalenques, à Clermont-Ferrand, pour 12 000 euros1 le 29 janvier 2011.
Cette toile, découverte en 2004 par Jean-François Luneau, spécialiste du peintre, représente Louise-Marie de Laval qui épousa en 1818 le baron Anne-Marie-Mathias Camille Delaval (son nom d’épouse était ainsi pratiquement le même que celui de jeune fille). Elle est signée et datée 1838, soit l’année de son retour à Clermont-Ferrand. On peut la comparer avec le Portrait de Madame Degeorge déjà conservé au Musée d’art Roger-Quilliot (ill. 2), exactement contemporain et de dimensions identiques. Les deux tableaux comptent incontestablement parmi les chefs-d’œuvre du peintre. Notons qu’en 2013, une nouvelle rétrospective lui sera consacrée à Clermont-Ferrand.
