Un portrait de Carl Christian Vogel von Vogelstein restitué revient à Dresde


Carl Christian Vogel von Vogelstein (1788-1868)
Portrait de la comtesse Thekla Ludolf, 1816
Huile sur toile - 70 x 48,5 cm
Dresde, Staatliche Kunstsammlungen
(Galerie Neue Meister)
Photo : Sotheby’s

19/1/12 – Restitution et acquisition – Dresde, Galerie Neue Meister – Le Portrait de la comtesse Thekla Ludolf, par Carl Christian Vogel von Vogelstein (ill.), également connu sous le nom de Jeune femme avec un nécessaire à dessin, était devenu depuis son acquisition en 1940 par la Gemäldegalerie de Dresde l’une des ses œuvres les plus populaires.

Mais après de longues recherches dans les archives autrichiennes et alllemandes, la Commission for Looted Art in Europe a pu démontrer que ce tableau faisait partie, dans les années 1930, de la collection des trois sœurs Rosauers qui leur fut confisquée par les nazis en 1938. Malvina mourut à Vienne en 1940 à Vienne tandis que Jenny et Bertha disparurent après avoir été déportées dans le camp de Treblinka deux ans plus tard.
Les musées de Dresde (Staatlichen Kunstsammlungen Dresden) avaient donc dû restituer la toile à leurs héritiers l’année dernière. Ils ont pu la racheter chez Sotheby’s, le 18 mai 2011, pour la somme de 79 250 livres, frais inclus. Elle fait désormais partie, définitivement, des collections de la Galerie Neue Meister, située dans l’Albertinum.

Carel Vogel von Vogelstein, d’abord élève de son père, Christian Lebrecht Vogel, étudia ensuite à l’Académie de Dresde. Après un séjour de quatre ans à Saint-Pétersbourg, il se rendit ensuite à Prague et Vienne avant de se rendre en Italie et de s’installer à Rome de 1813 à 1820. Il y fréquenta notamment les Nazaréens et fit le portrait d’Overbeck et de Cornelius.
Ce beau portrait de femme fut peint en 1816. On y voit le modèle, assis dans un fauteuil, posant devant une fenêtre où se déploie, au loin, le paysage de la baie de Naples et du Vésuve. On ne peut s’empêcher, devant cette œuvre, de la comparer avec le Portrait de Caroline Murat par Ingres, à peu près contemporain, qui présente une composition assez proche, avec également le Vésuve à l’arrière-plan, même si la princesse Murat est debout, et non assise.

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Didier Rykner, jeudi 19 janvier 2012



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