Un paysage de Gifford acquis par Cincinnati


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Sanford Robinson Gifford (1823–1880)
Contrée sauvage (Wilderness), 1861
Huile sur toile - 30,5 x 55,9 cm
Cincinnati Art Museum
Photo : Cincinnati Art Museum

18/01/16 - Acquisition - Cincinnati, Art Museum - C’est une Contrée sauvage et silencieuse qui apparaît dans une brume rose ; un massif rocheux se reflète dans une eau lisse, traversée par un minuscule canoë. Ce tableau de Sanford Robinson Gifford de 1861, passé dans une vente de Sotheby’s à New York le 4 décembre 2013, a récemment été offert au musée de Cincinnati par un généreux mécène.

Peintre de l’École de l’Hudson, Gifford aimait représenter des paysages comme celui-ci, composé d’une étendue d’eau calme au premier plan, d’une montagne au second plan, baigné d’une lumière douce, souvent transitoire, celle de l’aurore ou du crépuscule. L’humanité a souvent sa place, bien petite, afin de montrer qu’elle doit vivre en harmonie avec la nature, sublime.
On sait que le peintre a voyagé en 1859, avec George H. Boughton, en Nouvelle-Écosse, dans le Maine et le New Hampshire. Son carnet d’esquisses, conservé au Frances Lehman Loeb Art Center (Poughkeepsie, New York) comprend notamment des dessins des Micmacs, peuple amérindien du nord-est de l’Amérique, que l’on retrouve dans ses tableaux. Peut-être est-ce le mont Katahdin, dans le Maine, qui surgit dans la peinture de Cincinnati, bien que Gifford souhaite davantage évoquer une contrée sauvage typiquement américaine plutôt qu’un lieu précis.
Il réalisait en général de rapides esquisses au crayon pour fixer ses impressions immédiates, puis se servait de ses dessins et de ses petites études à l’huile pour concevoir des compositions plus grandes peintes en atelier. Gifford se forma auprès de John Rubens Smith, puis à la National Academy of Design. Il commença par faire des portraits avant de se tourner vers le paysage à partir du milieu des années 1840 et nourrissait pour Thomas Cole une grande admiration.
Un tableau comparable est conservé au Toledo Museum of Art. La toile, de plus grandes dimensions, date de 1860 et montre un point de vue similaire, dans une lumière dorée.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, lundi 18 janvier 2016





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