Un pastel de Pierre Prins acquis par Fécamp


30/3/18 - Acquisition - Fécamp, Musée des Pêcheries - En 2013, le Musée de Fécamp, qui n’était pas encore installé dans le bâtiment des pêcheries (voir l’article), organisait dans le cadre du festival Normandie Impressionniste une exposition consacrée aux pastels de Pierre Prins. Nous ne l’avions pas vue, mais nous avions consacré un article à la publication parue à cette occasion. Nous y soulignions à quel point cet artiste, de la même génération que Monet, et qui faillit participer à la première exposition impressionniste, méritait d’être redécouvert. Il ne disposait même pas, il y a cinq ans, de page Wikipedia, un oubli désormais réparé.


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1. Pierre Prins (1838-1913)
Soleil sur la mer à Fécamp, 1898
Pastel sur carton - 26 x 40 cm
Fécamp, Musée des Pêcheries
Photo : Musée des Pêcheries
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2. Pierre Prins (1848-1913)
La chapelle du Salut, 1899
Pastel sur carton - 65 x 50 cm
Fécamp, musée des Pêcheries
Photo : Musée des Pêcheries
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C’est en Normandie, à Rouen, auprès de la galerie Laurent Biville, que le Musée de Fécamp vient d’acquérir un pastel par Prins, représentant Soleil sur la mer à Fécamp (ill. 1). On y retrouve ce qui fait la singularité de cet artiste, une manière de fondre la matière au point qu’on finit par ne plus distinguer le ciel de la mer, la couleur orange du soleil couchant finissant par envahir toute la surface de la feuille. L’effet ici est proche de celui d’un autre pastel conservé au Musée d’Orsay Soleil blanc sur la Manche, que nous reproduisions dans notre précédente article, et où le jaune pâle d’un soleil qui ne rougeoie pas encore remplace l’orange du crépuscule.

Cette œuvre n’était connue que par une photographie en noir et blanc et n’avait pas pu être retrouvée pour la rétrospective de 2013. On trouve au dos une mention manuscrite qui situe et date l’œuvre : « Soleil à Fécamp, 1898 ». C’est l’année où il séjourne pour la première fois dans cette ville où il reviendra à quatre reprises par la suite. On connaît en tout une vingtaine d’œuvres qu’il y réalisa, dont au moins neuf pastels. Le Musée des Pêcheries conservait jusqu’à présent quatre pastels de Prins, dont un seul dessiné sur place : La chapelle Notre-Dame du Salut, dite aussi La chapelle des Marins (ill. 2), exécutée en 1899.


Didier Rykner, vendredi 30 mars 2018





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