Un paravent de Suzanne Lalique acquis par Limoges


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Suzanne Lalique-Haviland (1892-1989)
Paravent. 1914-1927
Huile sur toile - 149 x 226 cm
Limoges, Musée des Beaux-Arts
Photo : MBA Limoges

09/02/15 - Acquisition - Limoges, Musée des Beaux-Arts - On ne connaissait jusque là qu’un seul paravent de Suzanne Lalique, que l’on avait pu admirer dans la belle exposition consacrée à cette artiste touche à-tout par les musées de Limoges et de Wingen-sur-Moder en 2012-2013 (voir l’article). Elle en réalisa une dizaine pourtant, entre 1914 et 1927, à la gouache sur papier ou peints sur toile, dont quatre furent détenus par Jacques Doucet.

Or un second paravent est apparu dans une vente, le 5 juillet 2014, organisée par Côte basque enchères à Saint-Jean-de-Luz, et c’est le Musée des Beaux-Arts de Limoges qui l’a préempté pour 8019 euros. Composé de trois feuilles, il est orné, dans un style japonisant, d’arbres noirs qui se détachent sur un ciel argenté zébré de nuages d’un brun doré. Sur leurs branches, on croit discerner, à première vue, des feuilles jaunies par l’automne ; ce sont en réalité des serins dispersés sur les ramures, comme autant de notes de couleur sur une portée musicale.
Cette oeuvre correspond à un paravent décrit dans les livres de comptes, qui fut livré à un certain Jacques Moreau. Elle est en outre très proche d’une autre pièce que l’on connaît par une photographie en noir et blanc, et qui fut présentée au Salon des artistes décorateur en 1927, composée de quatre feuilles ornées elles aussi d’oiseaux sur des arbres dénudés, regroupés cette fois-ci en haut des branches.
Suzanne Lalque délcina le thème des fleurs, des feuillages, des arbres et des oiseaux sur de nombreux supports. Fille de René Lalique, épouse de Paul Burty-Haviland, elle déploya ses talents sur des matériaux variés, porcelaine, textile, verre, puisqu’elle travailla avec son père à des décors d’intérieur, fournit des modèles pour Tassinari et Chatel, Prelle également, pour Sèvres et pour Limoges, fut décoratrice à la Comédie-Française, et réalisa aussi des peintures de chevalet.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, lundi 9 février 2015





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