Un meuble versaillais de Jean Boucault répparaît à l’hôtel Drouot


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1. Jean Boucault (1705-1786)
Fauteuil, 1783
Vendu à Paris le 21 mai 2014
Photo : Thierry Ginsbach

2/6/14 - Découverte - Jean Boucault - Les « sleepers », comme les appellent les anglo-saxons, ces objets « dormant » souvent totalement inédits qui resurgissent en vente sans avoir été identifiés, ne sont pas uniquement des peintures, des dessins ou des sculptures. C’est ainsi que mercredi 21 mai, salle 15 à l’hôtel Drouot, dans une vente courante judiciaire, était proposé un lot de trois sièges estimé quelques centaines d’euros (les enchères ont commencé à 100 euros).

Mais de nombreux spécialistes avaient reconnu parmi eux un fauteuil dû au menuisier1 parisien Jean Boucault, faisant partie d’un ensemble livré en 1783 pour l’appartement dont le baron de Breteuil (le propriétaire du château du même nom et de la table de Teschen) disposait à Versailles en tant que ministre de la Maison du Roi.
Le tout a donc été adjugé pour un prix conséquent à un marchand, à la grande surprise de l’étude. Le meuble en question - qui porte la marque du château de Versailles - n’avait même pas été présenté aux enchérisseurs et se trouvait entreposé, les pieds en l’air, au fond de la salle.


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2. Jean Boucault (1705-1786)
Fauteuil, 1783 (détail)
Vendu à Paris le 21 mai 2014
Photo : Thierry Ginsbach
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3. Jean Boucault (1705-1786)
Fauteuil, 1783 (détail)
Vendu à Paris le 21 mai 2014
Photo : Thierry Ginsbach

L’ouvrage de Bill Pallot, « L’art du siège au XVIIIe siècle en France », parle de ces meubles du baron de Breteuil (p. 192), et signale qu’il en existe plusieurs dispersés entre la France et les États-Unis : deux marquises sont conservées au château de Versailles, une bergère se trouve dans une collection particulière française, deux fauteuils appartenaient à la collection de Didier Aaron, le Getty possède une paire de chaises à la reine tandis qu’un canapé à confident est mentionné en 1885 dans un catalogue.


Didier Rykner, lundi 2 juin 2014


Notes

1Et non ébéniste, comme nous l’avions écrit par erreur.





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