Un Portrait équestre de Henri IV par Martin Le Bourgeoys acquis par le Musée de l’Armée


1. Marin Le Bourgeoys (vers 1550-1634)
Portrait équestre d’Henri IV
en armure devant une ville

Huile sur panneau - 71 x 53 cm
Paris, Musée de l’Armée
Photo : Sotheby’s Paris

15/7/10 - Acquisition - Paris, Musée de l’Armée - Estimé 120 à 150 000 € chez Sotheby’s Paris le 22 juin dernier, le Portrait équestre d’Henri IV (ill. 1) peint par Marin Le Bourgeoys n’avait pas été adjugé. Il a pu être acquis après la vente par le Musée de l’Armée. La signature de l’artiste avait été redécouverte il y a une vingtaine d’années lors d’une restauration, alors que l’œuvre était encore anonyme. On ne connait qu’un seul autre tableau de Marin Le Bourgeoys, une Allégorie femme casquée, fragment de toile conservé au Musée de Lisieux.
Peintre ordinaire de François de Bourbon, duc de Montpensier, puis à partir de 1594, peintre et valet de chambre du roi, d’abord Henri IV puis Louis XIII, Marin Le Bourgeoys est également connu comme inventeur d’objets mécaniques : armes (arquebuses, arbalètes, fusils...), instruments de musique (luths), globes célestes et terrestres... Le Musée de l’Armée conserve plusieurs armes signées de lui ou issues de son atelier.

Les conditions exactes de la commande de ce portrait ne sont pas connues, la ville assiégée à l’arrière-plan n’ayant pas encore été identifiée. Il est désormais exposé à côté de l’armure de campagne d’Henri IV et des armes lui ayant appartenu, non loin de celles exécutées par Marin Le Bourgeoys.


2. Ernest Meissonier (1815-1891)
Napoléon Ier en 1814
Huile sur toile - 45,5 x 38,5 cm
Paris, Musée de l’Armée
Photo : Didier Rykner

3. Paris, Musée de l’Armée
Nouvelles salles 1815-1871
Couloir central présentant des armes
Photo : Didier Rykner


Cette acquisition est l’occasion de dire un mot du réaménagement et de la réouverture des salles du musée couvrant la période 1815 à 1871 (des Cent-Jours à Napoléon III) qui a eu lieu le 20 mars 2010 et dont nous n’avions pas encore parlé.
La présentation est assez réussie, et le nombre important d’œuvres exposées (ill. 2) est particulièrement bienvenu. On peut cependant regretter la couleur trop sombre de certaines cimaises et l’éclairage insuffisant, principalement dans le couloir central (ill. 2) où se trouvent pourtant accrochées des armes qui, contrairement aux costumes, ne risquent rien de la lumière.

English version


Didier Rykner, jeudi 15 juillet 2010



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