Un Crucifix attribué à Michel-Ange acquis pour le Bargello


Attribué à Michel-Ange (1475-1564)
Crucifix, vers 1495
Bois de tilleul - 41,3 x 41,3 cm
Florence, Museo del Bargello
Photo : D. R.

4/1/09 – Acquisition – Florence, Museo del Bargello – L’Etat Italien s’est récemment porté acquéreur, pour le Museo del Bargello à Florence, d’un Crucifix en bois de tilleul, attribué à Michel-Ange (ill.), provenant d’une famille florentine non identifiée. Cette attribution, qui semble acceptée par la plupart des spécialistes italiens, repose uniquement sur des critères stylistiques, la sculpture n’étant pas documentée. La seule œuvre en bois de Michel-Ange connue jusqu’à aujourd’hui est également un Chist en croix, beaucoup plus grand (139 cm), exécuté pour l’église Santo Spirito à Florence où il est encore conservé. Redécouvert seulement en 1962, son attribution a parfois été remise en cause.

Le Crucifix nouvellement acquis avait été exposé en 2004 par son propriétaire, l’antiquaire Giancarlo Gallino, qui l’avait acheté une quinzaine d’années plus tôt [1]. Celui-ci, qui souhaitait en obtenir 18 millions d’euros, l’a cédé pour seulement 3,25 millions [2], en raison de son interdiction de sortie du territoire qui l’empêchait de le négocier sur le marché international. L’œuvre est exposée jusqu’au 23 janvier à Rome, à la Chambre des députés, Palazzo Montecitorio. Conformément à la politique que désire maintenant suivre l’Italie, nul doute qu’elle sera utilisée largement comme monnaie d’échange par le nouveau responsable des musées italiens, Mario Resca (voir brève du 18/11/08). En attendant, elle devrait, selon Sandro Bondi, le Ministro dei Beni Culturali, être prêtée à la National Gallery de Washington pour « rendre hommage au nouveau président américain Barak Obama » (sic).

English version


Didier Rykner, dimanche 4 janvier 2009


Notes

[1] Voir le catalogue : Sous la direction de Giancarlo Gentilini, Proposta per Michelangelo giovane. Un Crocifisso in legno di tiglio, 2004, Alemandi.

[2] « Un Michel-Ange au prix d’un Sansovino » aurait déclaré Vittorio Sgarbi, cité par Ansa.it, 23 décembre 2008.



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