Un Degas pour Copenhague


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Edgar Degas (1834-1917)
Avant la course, vers 1886-1890
Huile sur toile - 26,1 x 38,5 cm
Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek

5/5/15 - Acquisition - Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek - Degas décidément est au cœur de l’actualité : une exposition lui est actuellement consacrée à Giverny (voir l’article), un de ses monotypes a été acquis par le Musée Van Gogh d’Amsterdam (voir la brève), et c’est l’une de ses peintures qui vient d’entrer à la Glyptothèque de Copenhague, offerte par la Ny Carlsberg Foundation et l’Augustinus Foundation qui l’ont acquise auprès d’un collectionneur privé ; de petit format, elle représente un thème célèbre et récurrent dans l’œuvre de l’artiste : les courses de chevaux ou plus précisément la tension Avant la course, peinte entre 1886 et 1890.
Les coups de pinceaux vibrants renforcent le dynamisme des chevaux qui piaffent. Comme toujours, le peintre choisit un cadrage audacieux et n’hésite pas à couper les figures sur la gauche pour donner une impression d’instantané alors qu’il a longuement travaillé sa composition en atelier au moyen d’études préparatoires. Il a d’ailleurs réalisé plusieurs versions de ce tableau, qui sont aujourd’hui conservées notamment au Clark Art Institute à Williamstown ou encore au Walters Museum de Baltimore.
On pourrait penser que c’est un seul et même cavalier qui est ici représenté plusieurs fois, et que le peintre a voulu ainsi décomposer le mouvement de l’animal et du jockey, d’autant que la robe du cheval est à peu près la même d’une figure à l’autre et que tous les jockeys portent une chemise plus ou moins rose. De fait, il s’intéressa à la photographie et à la cire, utiles pour étudier les pas du cheval comme ceux des danseuses.
Degas, qui rend comte ici du développement des loisirs et de la vie moderne, se souvient aussi des maîtres anciens : cette frise de cavaliers évoque aussi bien le Parthénon que les peintures d’Uccello.
L’œuvre rejoint dans la Glyptothèque cinq peintures et pastels, ainsi qu’une sculpture du maître.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mardi 5 mai 2015





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