Un bronze de Rombouts Pauwels découvert à l’hôtel Drouot


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1. Rombouts Pauwels (1625-1692)
Eros et Thanatos
Bronze - 37,5 x 50 x 22 cm
Vente Thierry de Maigret, 22/9/18
Photo : SVV Thierry de Maigret
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29/3/18 - Marché de l’art - Paris - Estimé 1500 à 2000 euros et identifié comme une œuvres du XIX siècle sans plus de précision, un bronze doré s’est envolé à 340 000 € (hors frais) hier 28 mars à l’hôtel Drouot (SVV Thierry de Maigret). Le sujet était décrit comme une femme jouant avec son enfant.

L’œuvre n’était pas passée inaperçue chez les visiteurs de l’hôtel des ventes dont beaucoup avaient reconnu une sculpture importante, ce qui suscitait une certaine agitation. Il s’agit en effet d’une œuvre de Rombouts Pauwels, un artiste baroque flamand dont l’orthographe des nom et prénom varie (on le connaît aussi comme Rombaut Pauwels, et est parfois surnommé Pauli.
Une terre cuite représentant le même sujet, en réalité Vénus caressant l’Amour est conservée au Musée des Beaux-Arts de Lille avec un pendant, Vénus enseigne l’art du tir à l’arc à l’Amour. Ces deux œuvres avait été présentées dans l’exposition « Fascination baroque » présentée au Musée départemental de Flandres à Cassel (voir notre article), tandis qu’un autre bronze de Vénus caressant l’Amour, identique mais non doré, est conservé à Munich au Bayerisches Nationalmuseum.


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2. Rombouts Pauwels (1625-1692)
Tombeau de Monseigneur Carolus Maes
Marbre
Gand, cathédrale Saint-Bavon
Photo : Didier Rykner
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Né à Malines et mort à Gand, Pauwels fut actif principalement dans ces villes, en dehors d’un séjour à Rome où il travailla dans l’atelier de François Duquesnoy. On peut voir, dans le chœur de la cathédrale Saint-Bavon de Gand la tombe de Monseigneur Carolus Maes traité dans un style et une attitude proche de ce groupe en bronze. En 2013, peu avant sa disparition, Patrice Bellanger avait présenté dans la galerie parisienne d’Éric Coatalem une autre terre cuite du sculpteur représentant la Vierge à l’enfant avec saint Jean-Baptiste (voir la brève du 2/4/13). On y retrouve ce qui semble une des marques de l’artiste, une manière de représenter des rondes bosses visible principalement d’un seul point de vue, comme s’il s’agissait de hauts reliefs.


Didier Rykner, jeudi 29 mars 2018





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