
1. Giovanni Francesco Barbieri, dit Guerchin
Autoportrait devant une
peinture de l’« Amor Fedele », vers 1650
Huile sur toile - 116 x 96,5 cm
Washington, National Gallery of Art
Photo : National Gallery de Washington
4/10/05 – Acquisition - Washington, National Gallery - Lors de la vente des 21-23 mai 2004 à Portsmouth (Illinois), un coup de théâtre s’était produit. Plus de dix enchérisseurs avaient demandé un téléphone pour se disputer le lot n° 1487, un tableau de l’école italienne sale et jauni, représentant un peintre au travail et appartenant depuis le XIXe siècle à une famille de Chicago. Estimé 4500 $, il en avait atteint 376500. Un collectionneur italien et le commerce d’art avaient reconnu un autoportrait de maturité du Guerchin en train de réaliser une allégorie de la fidélité. Après nettoyage, l’acquéreur l’a cédé en février dernier à la National Gallery de Washington (ill.1), qui ne possédait jusque là que trois tableaux très différents du peintre de Cento. L’artiste tient sa palette devant son chevalet, la toile en cours étant placée de façon étonnamment frontale, couvrant la plus grande partie de la surface. Il y est figuré Cupidon tenant un chien en laisse, symbole de l’ « Amore fedele ».
L’existence de cette œuvre était connue par la copie de Benedetto Gennari (Windsor, collection royale) qui avait elle-même donné lieu à une gravure de Francesco Bartolozzi en 1764 (ill.2). Cette toile inédite est datée vers 1650, au vu de l’âge du modèle. On connaissait déjà un Autoportrait du Guerchin de la même époque (Richard L. Feigen ; réplique d’atelier au Louvre) et d’autres où il se met en situation, en saint Luc par exemple.

3. Domenico Zampieri, dit le Dominiquin
Adam et Eve chassé du Paradis, 1626
Huile sur toile - 121,9 x 172,1 cm
Washington, National Gallery of Art
Photo : National Gallery de Washington
Il est bien loin le temps où la National Gallery gardait les primitifs italiens de la collection Kress et déposait dans d’autres Etats les tableaux baroques de ce donateur. Elle mène désormais une politique régulière d’enrichissement dans ce domaine (on se souvient de l’achat de la Citadelle de Königstein par Bellotto en 1993 et de l’Adam et Eve chassés du Paradis de Dominiquin en 2000- ill.3). L’année dernière, elle a obtenu la donation du collectionneur John Mc Criddle d’un Portrait de gentleman par Pompeo Batoni, un topos obligé dans toute grande pinacothèque encyclopédique et d’une scène biblique de Cornelis van Poelenburgh (Le prophète Elisée et la veuve de Zarephath).

