Un Allemand à la cour de Louis XIV. de Dürer à van Dyck, la collection nordique d’Everhard Jabach Contenu abonnés


Paris, Musée du Louvre, du 20 juin au 16 septembre 2013

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1. Antoon Van Dyck (1599-1641)
Portrait d’Everhard Jabach en costume de deuil, 1636
Huile sur toile - 106,1 x 84,6 cm
Collection particulière
Photo : D.R.
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Ses portraits sont pléthore et les peintres qui le représentèrent ne sont pas les moins connus : Van Dyck fixa ses traits à l’âge de dix-huit ans, peu après la mort de son père, sur deux toiles, l’une conservée dans une collection privée (ill. 1), l’autre à l’Ermitage. Il est un peu plus âgé dans le tableau de Peter Lely et dans un autre (Cologne, Wallraf-Richartz Museum) généralement attribué à Lely, mais que Blaise Ducos1 propose de donner à Sébastien Bourdon. Le Brun, quant à lui, le montre avec sa famille et Rigaud le peignit plusieurs fois à un âge avancé.
Homme d’affaires et banquier né à Cologne, installé à Paris dès 1638 et naturalisé Français en 1647, Everhard Jabach (1618-1695) fut surtout célèbre pour sa collection de peintures et de dessins, dont il vendit une partie à Louis XIV, d’abord en 1662 puis en 1671. Le musée du Louvre consacre une exposition dossier à celui qui constitua indirectement le noyau de ses collections, et ne présente donc - excepté le portrait de Van Dyck prêté pour l’occasion - que des œuvres issues de ses fonds, dont une majorité de dessins. Il ne s’agit pas de proposer un florilège d’œuvres toutes écoles et époques confondues, mais de mettre en valeur les feuilles et toiles nordiques qui passèrent entre les mains du banquier ; si elles furent minoritaires, elles occupaient malgré tout une place plus importante que dans d’autres collections parisiennes. En effet, conformément au « grand goût », les Italiens étaient les favoris des amateurs d’art et Jabach les rechercha avec le même engouement que ses rivaux. Cela ne l’empêcha pas de s’intéresser aussi aux œuvres flamandes, hollandaises et allemandes, dont les acquisitions – souvent par lots – furent probablement favorisées par le réseau qu’il avait tissé entre Londres, Anvers, Cologne et Paris, en homme d’affaires avisé qu’il était. Le catalogue, qui accompagne chaque œuvre d’une notice détaillées, étudie dans ses essais à la fois la personnalité du collectionneuret la réception de sa collection nordique, puis analyse précisément un inventaire réalisé par Jabach lui-même. Dans les salles du musée, chaque cartel propose un commentaire et comporte parfois la reproduction d’œuvres de comparaison.

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2. Jan van der Straet dit Johannes Stradanus (1523-1605)
Troupeau d’éléphants venant en aide à l’un de ses membres
Plume et encre brune, lavis brun, rehauts
à la gouache blanche - 19 x 26,2 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : Louvre/RMN/M. Beck-Coppola
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Plusieurs sources permettent d’étudier ce fonds, notamment l’Inventaire des tableaux du Cabinet du Roy, dressé en 1683 par Charles Le Brun2. Quant aux dessins, Jabach a paraphé chacune des feuilles lui appartenant - détail précieux que met en exergue une section de l’exposition -, et inventorié très précisément…

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