Un accord entre trois institutions américaines et le Louvre


Thomas Cole (1801-1848)
La Croix dans la Solitude d’aprés un poème de F.D. Hermans
Huile sur toile - 61 x 61 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : RMNGP/J. G. Berizzi

8/12/11 - Musées - Louvre, Crystal Bridges Museum, High Museum of Art, Terra Foundation - Le Crystal Bridges Museum of American Art (voir quelques articles sur ses acquisitions) a ouvert ses portes au public le 11 novembre dernier. Dédié, comme son nom l’indique, à l’art américain, de la période coloniale jusqu’au XXe siècle, il a été fondé en 2005 par Alice Walton, l’une des héritières de la compagnie de distribution Wal Mart et sixième richesse mondiale.
Ce musée vient de s’associer à la Terra Foundation, qui possède elle-même une importante collection d’œuvres américaines (en partie déposée à l’Art Institute of Chicago), au High Museum of Art d’Atlanta et au Musée du Louvre. Les quatre établissements ont en effet annoncé qu’un partenariat, prévu pour durer quatre ans, aurait pour objectif « la mise en place de programmes et d’expositions de ?die ?s a ? l’art ame ?ricain et europe ?en », l’objectif étant notamment de concevoir ensemble des expositions-dossiers à partir d’œuvres provenant de leurs collections respectives.

Ce projet sera inauguré au début de l’année 2012 par l’organisation au Louvre d’une petite exposition sur la naissance du paysage en Amérique, autour de Thomas Cole (ill.) et d’Asher B. Durand, soit de deux des principaux représentants de l’Hudson River School. Celle-ci voyagera ensuite à Bentonville et à Atlanta.
Le Louvre consacrera par ailleurs, le 14 janvier 2012, une journée-débat dédiée à l’art américain dans les musées1.

Ce type de coopération ressemble un peu à ce que fait FRAME (French Regional and American Museums Exchange) à une échelle plus importante. Il est par ailleurs cohérent avec la volonté du Louvre de développer ses activités (et ses acquisitions, même si aucune œuvre majeure de cette école n’a été acquise récemment) autour de l’art américain. Impliquant le High Museum of Art d’Atlanta, il n’a pourtant rien à voir avec la très contestable opération Louvre-Atlanta. Il s’agit ici d’un accord normal et même souhaitable entre musées, sur des bases scientifiques et de recherche, qui bénéficiera au Louvre et à ses visiteurs.

English Version


Didier Rykner, jeudi 8 décembre 2011


Notes

1. Cette journée s’intitule : « L’art ame ?ricain au muse ?e, nouvelles installations et enjeux contemporains internationaux ».



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